Mohamed Sami'
22 Octobre 2016•Mise à jour: 22 Octobre 2016
AA / Yémen / Mohamed Sam’i
Un dirigeant houthi a été tué dans un raid aérien mené, samedi, par l’aviation de la coalition arabe, conduite par l’Arabie Saoudite, dans la province d’al-Jawf (Nord du Yémen), a-t-on appris d’une source à l’armée nationale.
C’est ce qui ressort d’un communiqué mis en ligne, samedi, sur le réseau social « Facebook » par Abdallah al-Ashraf, porte-parole de l’Armée nationale et de la « Résistance populaire », loyale au gouvernement dans la province d’al-Jawf, frontalière avec l’Arabie Saoudite.
«Le dirigeant houthi Fayez al-Qatwani a été tué dans un raid de l’aviation de la coalition dans la zone de Ben Chiheb située entre les districts d’al-Metounn et d’al-Zaher », lit-on dans le communiqué.
Al-Ashraf n’a pas livré d’autres détails de même qu’Anadolu n’a pas été en mesure de vérifier ces informations auprès des Houthis ou d’une source indépendante.
Entrée en vigueur pour une durée de 72h dans la nuit de mercredi à jeudi, la trêve au Yémen a été violée à de nombreuses reprises dès ses premières heures.
Vendredi soir, le Centre médiatique d’al-Jawf relevant de la « Résistance » a dans un communiqué de presse, indiqué que « plusieurs milices houthies et de Salah (L'ancien président destitué) ont été éliminées dans leur tentative de s’infiltrer dans certaines positions de l’armée et de la Résistance dans la zone d’al-Saqiya ».
"Les éléments de l’armée et de la Résistance ont réussi également d’incendier un véhicule militaire des Houthis dans la même zone », précise le communiqué.
L’émissaire spécial des Nations Unies pour le Yémen, Ismael Oueld Cheikh, avait annoncé, vendredi, mener des consultations pour s’accorder avec les différents protagonistes, sur la prolongation de la cessation des combats, cessation initialement entrée en vigueur dans la nuit de mercredi à jeudi pour une durée 72 heures.
Le Yémen est en proie, depuis près de deux ans, à une guerre entre les forces loyales au gouvernement d’une part et les groupes armés houthis et les forces de l’ancien président Ali Abdallah Salah, d’autre part, ce qui a généré, entre autres, une détérioration sans précédent de la situation humanitaire.