Efsun Yılmaz,Tuncay Çakmak
11 Avril 2017•Mise à jour: 11 Avril 2017
AA - Izmir - Tuncay Çakmak
Le Premier ministre turc, Binali Yildirim, s'est félicité de l’avancée de la Turquie ces dernières années dans le domaine de l’industrie de la défense.
Le chef du gouvernement rencontrait, mardi, les commerçants et artisans de la ville d’Izmir, dans l’ouest de la Turquie.
Le prochain référendum de ce dimanche 16 avril, pour lequel les citoyens Turcs seront appelés à faire un choix en faveur ou contre un amendement constitutionnel, était au centre de son intervention.
Il a expliqué les raisons pour lesquelles le gouvernement est en faveur de cette réforme, mettant en avant le besoin de la Turquie de se libérer des «handicaps du système actuel qui freinent le développement du pays».
Selon Binali Yildirim, l’expansion économique de la Turquie affichée ces 14 dernières années dérangent une partie du monde qui n’est pas prête à côtoyer une «Turquie forte».
"Pourquoi pensez-vous que tout le monde s'oppose à la Turquie et à notre Président Recep Tayyip Erdogan ? Car Monsieur Erdogan dit tout haut ce qu’il est nécessaire de dire. Il affirme que rien ne peut se faire dans la région sans la Turquie. Dans le passé ; notre pays n’avait pas la capacité de dire cela tout haut. Mais aujourd'hui, rien ne peut se faire dans la région en écartant la Turquie. Et ça, c’est parce que la part de l’équipement de défense produite localement est passée de 24% à 65%", a-t-il expliqué.
Pour le Premier ministre, la capacité d’un pays à produire ses propres armes et autres équipements de défense, lui permet de réduire sa dépendance vis-à-vis des autres pays et de renforcer ainsi son indépendance.
Dans cet esprit, il a critiqué le soutien fournir par certains pays européens aux groupes terroristes comme le PKK.
Il a rappelé que le PKK, mais aussi FETO (auteur du putsch raté du 15 juillet) ou encore le DKP-C (extrême gauche), font activement campagne en Europe pour le NON au référendum.
"Ils peuvent s’adosser tant qu’ils veulent aux pays européens qui les accueillent à bras ouvert. Le PKK, FETO et DHKP-C travaillent bras-dessus bras-dessous en Europe pour que le NON l'emporte. Mais ils ne connaissent toujours pas notre peuple. Ce peuple va leur donner une telle réponse ce dimanche qu’ils ne pourront plus jamais se relever", a-t-il affirmé.