AA - Ankara - Nur Gülsoy
Les enfants ont été les plus touchés par la violence au Nigéria, selon le rapport du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) sur "Les Enfants disparus".
Publié dimanche, à l'occasion du premier anniversaire de l'enlèvement de 276 lycéennes par des éléments de Boko Haram de leur école à Chibok, le rapport indique qu'un million et demi d'inidividus, dont 800 000 enfants, ont fui la violence massive de Boko Haram au Nigéria, depuis 2009.
Parmi les personnes qui ont dû quitter leur maison, 1,2 million se sont déplacées à l'intérieur du pays et 200 000 autres se sont réfugiées dans les pays voisins, selon l'UNICEF.
En outre, 15 000 personnes ont péri dans les actes de violence, "dont 7 300 personnes pendant la seule année 2014. Le nombre des victimes dans les attaques perpétrées depuis le début de l'année courante a déjà dépassé 1 000 personnes", lit-on dans le rapport.
Selon l'étude, 300 écoles ont été attaquées en 2014, 196 enseignants et 314 élèves ont péri.
"L'enlèvement de plus de 200 lycéennes à Chibok n'est qu'une tragédie parmi tant d'autres survenue au Nigéria, a déclaré le directeur de l'UNICEF en Afrique occidentale et centrale, Manuel Fontaine. Plusieurs garçons et filles ont disparu au Nigéria. Ces enfants ont été kidnappés, ou bien servent de combattants aux groupes armés, ou sont attaqués. Ils n'ont pas vécu leur enfance."
Boko Haram est présenté comme un groupe armé extrémiste prêchant un islam radical, bien que plusieurs de ses membres arrêtés aient avoué que les chefs de l'organisation discouraient rarement sur l'Islam.
Le groupe, classé "terroriste" par les Nations Unies, mène depuis cinq ans une sanglante insurrection dans les Etats du Nord-est du Nigéria.