Basher AL-Bayati
26 Janvier 2017•Mise à jour: 26 Janvier 2017
AA / Washington D.C.
La députée américaine, Tulsi Gabbard, a annoncé avoir été en visite «secrète» de quatre jours, la semaine dernière, à Damas où elle s'est entretenue avec le président du régime syrien, Bachar al-Assad.
«Il ne peut y avoir de paix, sans dialoguer avec al-Assad», a affirmé Gabbard dans un communiqué, indiquant qu’elle n’avait pas l’intention, avant son départ, de rencontrer al-Assad, mais qu’elle s’était décidée finalement à le voir lorsque l’occasion s’est présentée.
«Nous devons être ouverts au dialogue avec tout le monde, si cela peut mettre fin à la guerre qui a épuisé le peuple syrien», a-t-elle souligné.
La députée démocrate d’Hawaï a également rencontré des chefs de l’opposition syrienne, des groupes pro-al-Assad, ainsi que les familles de personnes disparues à cause de la guerre.
Gabbard a critiqué, dans le même contexte, la politique américaine de changement des régimes en Irak, en Libye et en Syrie, qui a conduit, à ses dires, à «de grands drames et à de nombreuses victimes».
Cette politique, poursuit-elle, ne sert les intérêts de personne, ni ceux des Etats-Unis, ni ceux des pays concernés, mais fait se renforcer les organisations extrémistes telles que Daech et Al-Qaïda.
Gabbard n’a pas manqué de préciser qu’elle a eu l’accord de la commission d'éthique de la Chambre des représentants avant d'effectuer cette visite, financée, dit-elle, par le contribuable américain.