AA/Desk/Esma Ben Said
Un sergent-chef français a été tué, mercredi matin, dans le nord du Mali, lors d'une opération des forces françaises "contre un groupe armé terroriste", selon un communiqué du ministère français de la Défense, dont Anadolu a eu connaissance.
"Dans la nuit du 28 au 29 octobre, une mission de neutralisation d’éléments terroristes a été lancée dans le massif du Tigharghar" (Nord-Est du Mali), au cours de laquelle un sergent chef du Commando Parachutiste de l'Air n°10, Thomas Dupuy, a été tué, informe le texte.
"Un autre militaire a été blessé et est actuellement pris en charge par l’antenne chirurgicale avancée de Tessalit (Nord- Est). La vie de ce militaire n’est pas en danger" ajoute le texte, publié mercredi soir.
"Les combats sont toujours en cours. A ce stade, une vingtaine de terroristes a été neutralisée", poursuit le communiqué.
Thomas DUPUY, "est le premier soldat français mort au combat depuis le lancement de l’opération Barkhane, le 1er août dernier. Conduite avec nos partenaires burkinabés, nigériens, maliens, mauritaniens et tchadiens (G5 du Sahel), cette opération vise à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne", détaille le document.
Dans un second communiqué publié mercredi par l'Elysée, le président français François Hollande, a exprimé "son profond respect pour le sacrifice de ce sous-officier des forces spéciales dans le cadre d’une mission particulièrement périlleuse qui a atteint ses objectifs".
Hollande a également rappelé que "les soldats français, engagés aux côtés de l’armée malienne et des forces des Nations Unies, contribuent avec courage et efficacité à consolider la souveraineté du Mali et à lutter contre le terrorisme".
L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel et consiste à lutter contre les groupes terroristes.
Barkhane concentre actuellement ses efforts dans le Nord du Mali où sévissent plusieurs groupes armés.
Des groupes armés ont perpétré, ces dernières semaines, plusieurs attaques meurtrières à l'encontre des forces étrangères, notamment contre les contingents tchadien et nigérien de la Mission onusienne au Mali (La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali- Minusma), qui compte plusieurs dizaines de morts dans leur rang.