AA / Sebha (Libye) / Jebbour Douken
Mohamed Makhi, président du Conseil local de la localité libyenne de Ghat (Sud) a appelé les autorités algériennes, mercredi, à ouvrir ses frontières fermées avec la Libye pour le passage des personnes malades, « dès lors que les habitants de la localité de Ghat se soignent dans la ville algérienne de Djanet ».
Dans une déclaration faite, mercredi, à l’agence Anadolu, Makhi a fait observer que « le gouvernement libyen doit dialoguer, déployer des efforts et s’adresser à l’Etat algérien pour la réouverture des frontières communes, étant l’unique point de passage pour les habitants de Gat pour recevoir des soins, tout particulièrement, après la fermeture de l’aéroport international de la capitale Tripoli ».
« Je demande à l’Etat algérien d’ouvrir ses frontières avec la Libye aux cas humanitaires et aux personnes atteintes de maladies incurables au moins", a-t-il dit.
Et Makhi de poursuivre : « La majorité des patients qui se soignent en Algérie sont atteints d’insuffisance rénale, étant donné l’existence d’un seul centre d’hémodialyse à Ghat qui est menacé de ne plus fonctionner en cas d’interruption d’électricité ».
Selon Makhi, « les moyens dont dispose le secteur médical en Algérie permettent aux habitants de la population de Ghat de bénéficier de soins médicaux meilleurs que ceux dispensés par les hôpitaux de Tripoli ».
Aucun commentaire n’a pu être obtenu dans l’immédiat de la part des autorités algériennes au sujet des demandes du responsable libyen.
L’Algérie a décidé la fermeture de ses frontières communes avec la Libye depuis plusieurs mois, à cause de la situation sécuritaire détériorée qui prévaut en Libye. L‘Egypte a, également, pris les mêmes mesures. Le seul accès des ressortissants libyens ou des étrangers qui y résident demeure les frontières avec la Tunisie où des milliers de personnes sont bloquées.