AA/ Ramallah/ Mohamed Khabissa
Un congrès des bailleurs de fonds au profit de la reconstruction de la Bande de Gaza aura lieu, fin septembre prochain, à Charm Al Cheikh en Egypte, au lieu de la capitale norvégienne Oslo.
La décision a été prise en vertu d’un accord final conclu entre la Palestine, l’Egypte et la Norvège, a révélé, dimanche, l’ambassadeur palestinien en Egypte et représentant permanent auprès de la Ligue des Etats Arabes, Jamel Al-Choubaki.
Dans une déclaration aux médias arabes, Al-choubaki a affirmé que «les ministres des Affaires étrangères des trois pays ont convenu de transférer le lieu de la tenue du congrès des bailleurs de fonds vers l’Egypte afin qu’il y ait un écho favorable auprès des pays arabes».
« L’objectif du Congrès étant de collecter cinq milliards de USD pour reconstruire la Bande de Gaza, après plus d’un mois de Guerre », selon un responsable au ministère palestinien de l’Economie nationale dans le gouvernement de consensus.
"Les dégâts provoqués par la guerre israélienne sur Gaza s’élèvent à quatre milliards USD, y compris les pertes économiques directes et indirectes", révèle le ministre des travaux publics et de l’Habitat dans le gouvernement palestinien de consensus, Moufid Hasseina.
"Les dégâts générés par la démolition des maisons et la destruction de l’infrastructure de base sont estimés à 50 millions de dollars", a confié à Anadolu le président de la municipalité de Gaza, Nizar Hijazi.
Selon un expert palestinien, Mohanned Aql, le changement du lieu de la tenue du congrès est justifié par des «raisons politiques» en rapport avec la volonté de l’Egypte d’assumer un rôle majeur et grandissant dans la crise de Gaza.
« Il s’agit d’une tentative égyptienne visant à compenser l’échec des efforts politiques déployés pour parvenir à un cessez-le-feu à Gaza ». explique l’expert.
Outre la reconstruction de l’infrastructure détruite par la machine de guerre israélienne, le congrès des bailleurs de fonds s’est fixé pour objectif de promouvoir des secteurs économiques essentiels, tels que l’agriculture, l’industrie, l’énergie et les eaux.