AA - Vienne - Nur Gülsoy
La proposition de quotas pour les demandeurs d'asile a suscité des débâts entre les pays membres de l'Union européenne (UE).
Alors que l'Autriche soutient cette proposition, la Slovaquie et la République tchèque contestent.
La ministre autrichienne de l'Intérieur, Johanna Mikl-Leitner, a déclaré, dans un communiqué diffusé mercredi, soutenir la réglementation qui, selon elle, soulagera largement l'Autriche dont le taux d'accueil de demandeurs d'asile qui est de 5% actuellement, baissera à 2,62%.
Mikl-Leitner a appelé à ce qu'on adopte immédiatement la nouvelle réglementation: "ce système de quota vaut le coup. Ce plan qui prévoit une répartition entre les pays de l'UE soulagera l'Autriche massivement."
Pour sa part, le Premier ministre slovaque, Robert Fico s'est opposé à "l'imposition de quota obligatoire".
"Avait-on parlé de quota lorsque la Hongrie a accueilli des vagues de demandeurs d'asile kosovars?, s'est-il interrogé. D'autres pays ont-ils demandé un tel système lorsqu'ils ont fait face à des situations similaires? Chaque pays a ses avantages et désavantages."
Fico a signalé le rejet du système par le Parlement slovaque.
En outre, le chef du gouvernement tchèque, Bohuslav Sobotka a estimé que son pays sera en danger si le système est adopté.
Suivant la nouvelle réglementation, le quota imposé à la République tchèque sera de 2,3%, mais pour Sobotka, la vraie solution sera d'augmenter les aides fournies aux demandeurs d'asile.
S'il faut prendre une décision, on ne doit pas le faire via des formules d'UE mais à l'échelle nationale, d'après Sobotka.
Selon la réglementation préparée par la Commission européenne, le nombre des demandeurs d'asile que les pays membres accueilleront sera évalué suivant la population de ces pays, leur produit intérieur brut, leur taux de chômage et les demandes qu'ils avaient acceptées auparavant.
Ainsi, 20 000 demandeurs d'asile seront répartis suivant le système de quota pour la période de 2015-2016.
Pour que ce système puisse entrer en vigueur, les parlements des pays membres et le Parlement européen doivent l'approuver.
Selon les données d'Eurostat, les pays membres de l'UE accordé le statut de protection à 185 000 demandeurs d'asile en 2014.