Ahmed Youssef Elsayed Abdelrehim
07 Août 2017•Mise à jour: 07 Août 2017
AA/Doha
Les manœuvres navales « Intervention rapide », effectuées conjointement entre les forces navales turques et qataries, avec la participation de la frégate turque « Gokova », ont été clôturées, ce lundi.
C’est ce qu’a indiqué un communiqué du ministère qatari de la Défense, dont Anadolu a eu copie.
Dans ce contexte, un responsable du ministère qatari, Nawaf Ben Moubarek al-Thani a indiqué que les forces aériennes et navales ainsi que les garde-côtes du pays ont participé à ces manœuvres.
Il a précisé que la frégate turque « Gokova » a pris part à ces manœuvres.
Pour sa part, un commandant de la marine qatarie Falah Mahdi al-Ahbabi a souligné que les manœuvres se sont déroulées sur deux étapes, dont la première se rapportait à la lutte navale contre le terrorisme et le piratage et la deuxième avait porté sur les assauts et la fouille des bateaux suspects.
Le communiqué du ministère qatari de la Défense a poursuivi que l’exercice conjoint entre les forces armées du Qatar et de la Turquie survient à la base d’accords précédents et dans le cadre de la coopération militaire entre les deux pays.
L’exercice est destiné à soutenir la lutte contre le terrorisme et la contrebande ainsi que pour le maintien de la paix et de la stabilité dans la région.
Un premier contingent des forces armées turques avait été dépêché au Qatar le 19 juin dernier.
Une batterie composée d'un groupe turc d’artillerie de 28 pièces s'est achevé en juillet dernier. Six contingents de soldats turcs sont jusqu’ici parvenus à Doha.
La frégate turque « TCG Gokova » a accosté au port Hamed, au sud-est de Doha, lundi dernier, avec à bord 214 soldats turcs.
Les manœuvres turco-qataries interviennent dans un contexte marqué par la crise qui sévit dans la région du Golfe depuis juin dernier.
L'Arabie Saoudite, l'Egypte, les Émirats arabes unis, et le Bahreïn ont rompu leurs relations avec le Qatar, sous prétexte que celui-ci «soutient le terrorisme». L’accusation a été rejetée par Doha qui affirme faire face à une «campagne de calomnies et de mensonges».