AA / Tunis / Yousra Ouannès
Le président de l’Instance Supérieur Indépendante pour les Elections (ISIE) en Tunisie, Chafik Sarsar, a énuméré quatre problématiques auxquelles fait face l’Instance avant le déroulement des élections parlementaires et présidentielle.
Animant mardi, une journée de formation organisée à l’initiative du Centre des Etudes méditerranéennes et Internationales (Indépendant) à Tunis, Sarsar a énuméré quatre problématiques qui entravent l’action de l’Instance. Il s’agit de « la détermination des délais, du contrôle de l’impartialité des médias, du financement de la campagne électorale et du contentieux électoral », a-t-il précisé.
« La marge de manœuvre de l’ISIE se trouve limitée face à des choix réduits, s’agissant tout particulièrement, des délais impartis et du retard accusé dans la promulgation de la Loi électorale », a poursuivi Sarsar qui a relevé : « Cette situation nous place devant un véritable défi qui nécessitera la conjugaison des efforts de tous pour le surmonter ».
L’ISIE avait réitéré lundi, sa suggestion d’organiser les élections parlementaires le 26 octobre prochain. Les deux tours des élections présidentielles auraient lieu, selon la proposition de l’Instance, les 23 novembre et 26 décembre 2014.
Le président de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC, Parlement), Mustapha Ben Jaafar, avait déclaré précédemment, que « l’annonce définitive de la date des élections ne dépassera pas la fin de cette semaine ».
Le « Dialogue National » a entériné samedi dernier, la tenue des législatives avant le scrutin présidentiel.
Selon la nouvelle constitution tunisienne (du 27 janvier 2014), les élections présidentielle et législatives doivent se dérouler avant la fin de la présente année.