AA / Tripoli / Ahmed al-Khamissi
Les bus de transport en commun ont temporairement repris le service, dans la capitale Tripoli, après 20 ans d’arrêt causés par le manque de carburant.
Badreddine al-Toumi, membre de la cellule de crise au Conseil local de Tripoli, a déclaré que «le manque de diésel a eu un grand impact sur les véhicules de transport en commun, notamment les mini-bus qui transportent entre 12 et 16 personnes et qui sont connus localement sous le nom de «Avico».
Ce manque aigu de diesel a provoqué l’interruption de ces services de transport entre le centre de la capitale et sa périphérie.
Toumi a expliqué que "le Conseil local de Tripoli, avec l’appui de la Société Libyenne des Transports Rapides (SBTR), a pu mettre à la disposition des habitants 11 bus chargés pour les transporter, gratuitement, sur quatre circuits, du centre-ville jusqu’à Tadjourah (Est), Janzur (ouest) et les régions d’al-Falah et d’al-Drebe, et ce de huit heures du matin à cinq heures du soir (heure locale).
Le responsable a assuré: «il y a d’autres bus qui vont reprendre du service pour couvrir d’autres parcours jusqu’à ce que le mouvement de transport revienne à la normale ».
Vingt ans auparavant, des bus de transport en commun étaient disponibles dans quasiment toutes les régions de Tripoli, à des prix symboliques.
Ce service public a par la suite été supprimé cédant la place au secteur privé qui a tenté d’assurer le transport avec des petites voitures.
L'initiative avait échoué à l’époque en raison de l’augmentation des prix de ces véhicules, mais est redevenue fonctionnelle actuellement.