AA/Bangkok
Au moins huit personnes ont été blessées, vendredi, lors d’une série d’attaques dans le sud à majorité musulmane de la Thaïlande, alors qu’à peine deux jours auparavant un vice-Premier ministre avait fait référence à l’amélioration de la situation sécuritaire dans cette région en proie à l’insurrection.
Le Lieutenant-colonel Nopsit Temongla, du département de police du district Mayo, a déclaré à l’Agence Anadolu (AA) qu’une «bombe a explosé, vendredi matin, lorsqu’une camionnette pick-up transportant des soldats et des volontaires de la Défense est passée sur une route provinciale» à Pattani.
«Deux militaires et deux volontaires de la Défense ont été blessés» a-t-il ajouté.
Une autre bombe a explosé, environ au même moment, près d’une plage de la province de Narathiwat, blessant quatre civils qui circulaient sur des motos.
Plus tôt durant la journée de vendredi, deux hommes armés sur une moto ont ouvert le feu, avec une mitraillette M 16, sur la maison du maire adjoint d’un village de la province de Songkhla, nord de Pattani.
Aucune victime n’a été déplorée lors de cet incident.
Les enquêteurs de la police suspectent des rebelles séparatistes d’être les auteurs de cette série d’attentats.
Depuis janvier 2004, l’insurrection s’est intensifiée et le conflit a causé plus de 6000 morts et 11 000 blessés, en majorité des civils.
Le gouvernement civil de l’ancienne Première ministre Yingluck Shinawatra avait amorcé des pourparlers de paix, en 2013, avant d’être renversé, en mai 2014, par un coup d’Etat militaire.
Après la prise de pouvoir de la junte, le 22 mai, le nouveau gouvernement avait assuré qu’il poursuivrait le dialogue, mais certains groupes d’insurgés sont, par ailleurs, réticents à joindre les pourparlers, étant donné que l’autonomie politique a été, à présent, totalement écarté des négociations.