AA/ MA
Le chef militaire du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC), Salif Sadio, a déclaré "un cessez-le-feu unilatéral", selon la Communauté catholique Sant'Egidio, médiatrice dans ce conflit au sud du Sénégal, a rapporté jeudi la presse locale.
Dans une déclaration à une radio de la place, Sadio a affirmé que sa décision "fait suite à des négociations entre le gouvernement et son Mouvement MFDC, en Italie". Les deux parties ont convenu lors de la réunion de prendre des mesures pour faciliter le processus de paix.
Une délégation dépêchée par le président sénégalais Macky Sall, et une délégation du MFDC avaient mené des négociations en février, pendant deux jours, au siège de Sant’Egidio, communauté catholique proche du Vatican, dans le quartier romain du Trastevere.
A la suite de ces négociations, un document relatif à la position du gouvernement sénégalais a été publié, notant qu' « il n'existe aucun mandat d'arrêt à l'encontre de Salif Sadio".
De ce fait, la libre circulation- condition régissant les négociations de paix- de Salif Sadio et de ses mandataires "avait été acceptée, puis respectée", selon Sant’Egidio.
Les rebelles du MDFC, actifs depuis trente ans en Casamance, région séparée du nord du Sénégal par la Gambie, prennent pour cible l'armée et placent des mines anti-personnelles dans une région qui avait autrefois une industrie touristique en plein essor grâce à ses plages.
Le conflit qui a contribué à la détérioration de la situation sécuritaire au Sénégal et affecté l’Afrique subsaharienne s’est déclenché suite aux protestations des habitants de la région, qui se considéraient marginalisés par les Wolof, le principal groupe ethnique du Sénégal.