Bilal Müftüoğlu
05 Décembre 2015•Mise à jour: 07 Décembre 2015
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Le départ de Bachar al-Assad n'est plus un critère avant la transition politique en Syrie, a estimé samedi le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.
"Une Syrie unie implique une transition politique. Cela ne veut pas dire que Bachar al-Assad doit partir avant même la transition, mais il faut des assurances pour le futur", a affirmé le ministre français, dans une interview au quotidien local Le Progrès.
Fabius a ainsi revu sa position quant au départ préalable d'al-Assad, défendue jusqu'ici ardemment par la France. Le ministre avait par ailleurs invité les forces du régime syrien, exclues de la coalition internationale, à rejoindre la lutte contre Daech, peu après la visite du président français François Hollande en Russie pour rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine.
Le chef de la diplomatie française a réitéré dans cette interview son nouveau point de vu sur la lutte contre Daech, appelant encore les forces du régime syrien à participer à la lutte contre Daech.
"La lutte contre Daech est décisive, mais ne sera totalement efficace que si l'ensemble des forces syriennes et régionales s'unissent. Comment est-ce possible tant que Bachar al-Assad préside, lui qui a commis tant d'atrocités, et qui a contre lui une grande partie de sa population ?", a-t-il encore indiqué au Progrès.
Fabius estimait pourtant il y a encore quelque mois que Daech et al-Assad étaient des forces qui soutiennent l'une l'autre. "Bachar al-Assad et les terroristes Daech c’est le vers et le revers d’une même médaille, ils se soutiennent les uns les autres", disait alors le ministre mars dernier sur la chaîne d'info BFMTV.