AA/Alaa Walid
La coalition syrienne a déclaré vendredi que la communauté internationale et les pays arabes, avec l’Egypte à leur tête, devraient prendre leurs responsabilités afin que la Syrie ne devienne pas un nouvel Afghanistan.
Cette déclaration fait suite à celle du candidat égyptien aux élections présidentielles Abdel Fatah Al Sissi qui a mis en garde la presse jeudi «a ne pas transformer la Syrie en un second Afghanistan en raison de la présence de nombreux terroristes et extrémistes»
Dans une interview à Anadolu, Nasser Al-Hariri, membre de la Coalition syrienne de l’opposition, indique que préserver l’unité du territoire syrien relève de la responsabilité de tous. Elle dépend de la fin du « terrorisme exercé par les milices de l’’Iran, d’Irak et du Hezbollah libanais »
L’Afghanistan est un bastion d’al-Qaida, organisation classée terroriste.
Al-Qaida a émergé au Moyen-Orient au sein de milices irakiennes pendant l’intervention américaine en 2003, et sévit en Syrie depuis le déclanchement de la révolution en Mars 2011.
Al-Hariri a souligné que l’Armée libre qui défend la Syrie face à la répression du régime de Bachar Al Assad depuis trois ans continue à lutter contre l’émergence de nombreux groupes terroristes comme l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL)
Cette «bataille» a conduit à de nombreuses pertes humaines mais également à l’expulsion des combattants de plusieurs provinces tel que Deir ez-Zor ou Idleb.
Al-Hariri considère les mesures prises par les américains comme provisoires et appelle à des « actions concrètes de la part de la communauté internationale afin de mettre fin aux crimes commis par Al Assad et ses milices ».
Il a souligné que «reconnaître la coalition syrienne comme seul représentant légitime du peuple syrien» constituait une de ces mesures.