Tarek Mohammed,Laith Joneidi
15 Mars 2016•Mise à jour: 15 Mars 2016
AA / New York / Mohamed Tarek
Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a demandé au conseil de sécurité de « traduire les crime commis par le régime syrien et l’opposition armée à la Cour Pénale Internationale».
C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public, mardi, par Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies, à l’occasion du cinquième anniversaire de l’enclenchement de la crise syrienne.
«Je réitère mon appel lancé au conseil de sécurité portant transfert de la situation en Syrie à la CPI dès lors qu’il n’y aura pas de paix durable en Syrie comme dans d’autres endroits sans justice», lit-on dans le communiqué.
«Il y a cinq ans, des milliers de Syriens sont sortis dans la rue pour réclamer un changement politique mais ils ont été opprimés violemment. Il est important de remonter aux origines du conflit au moment où nous commémorons ce triste anniversaire », poursuit le communiqué.
«La destruction qui a envahi la Syrie après ces jours de mars 2011 aurait pu être évité si les autorités avaient satisfait pacifiquement les demandes légitimes du peuple, via le dialogue et des réformes réelles », ajoute le communiqué.
«Les efforts déployés actuellement par l’émissaire onusien spécial pour la Syrie, Staffan De Mistura, lors des pourparlers de Genève ont pour but l’application entière de la Déclaration de Genève de juin 2012, comme fondement de toute transition politique sous une direction syrienne », relève le communiqué.
Ban Ki-moon a, par ailleurs, exhorté les « protagonistes syriens, les parties régionales et internationales influentes et concernées et le conseil de sécurité à assumer les responsabilités qui sont les leurs pour aider à couronner de succès ces négociations ».
«Si cette opportunité est encore une fois manquée, les impacts sur le peuple syrien et le monde tout entier sont effrayantes », a-t-il conclu.