AA/Addis-Abeba (Ethiopie)
Suite à une interruption d’un mois, les camps rivaux du Soudan du Sud ont repris, jeudi, les pourparlers de paix dans l’espoir de mettre fin à la crise politique et au conflit sévissant dans ce jeune pays d’Afrique de l’Est.
Des délégués représentant le président sud-soudanais, Salva Kiir, et le vice-président sud-soudanais limogé et chef des rebelles, Riek Machar, se sont rencontrés ensemble pour négocier un accord de paix sous l’égide de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD).Général
La réunion de jeudi a été présidée par l’envoyé spécial du Kenya, Général Lazarus Sumbeiywo.
Des représentants de partis politiques sud-soudanais, des ONG, des anciens détenus et d’importantes personnalités ont également assisté à l’ouverture de la réunion, en compagnie de représentants de l’Union africaine (UA), de l’Union européenne (UE), et de la «Troïka» (États-Unis, le Royaume-Uni et la Norvège).
Le Général Lazarus Sumbeiywo a déclaré qu’un récent accord de cessation des hostilités avait été violé lorsque les pourparlers étaient suspendus.
«De telles actions sont inacceptables. Il est vital que vous donniez une chance à la paix» a affirmé Sumbeiywo en exhortant les deux protagonistes à résoudre le conflit à travers le dialogue.
Le directeur de la sécurité de l’IGAD, Tewolde Gebremeskel, a déclaré, pour sa part, que les pourparlers de paix étaient à un «tournant critique».
«Le danger de la famine constitue une grande menace : environ un million de personnes sont concernées» a mis en garde Gebremeskel.
Le Soudan du Sud qui a acquis son indépendance, en se séparant du Soudan, en 2011, a sombré dans le chaos en décembre dernier, lorsque le président sud-soudanais, Salva Kiir, a accusé le vice-président limogé, Riek Machar, d’avoir orchestré une tentative de coup d’Etat. Des accusations que Machar réfute catégoriquement, les qualifiant de «complot de Salva pour se débarrasser de ses opposants politiques tout en instillant la peur chez la population».
Des milliers de sud-soudanais ont depuis perdu la vie dans le conflit, tandis qu’environ 1,7 million autres ont été déplacés.