AA/Djouba (Soudan du Sud)/ Okech Francis
Les dirigeants des Etats de l’Afrique de l’Est ont débuté, mercredi, une réunion dans la capitale sud-soudanaise, Djouba, pour discuter des moyens de promouvoir le processus de paix au Soudan du Sud.
Le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, le président kényan, Uhuru Kenyatta, le Premier ministre ougandais, Ruhakana Rugunda, ainsi que le président sud-soudanais, Salva Kiir, ont ainsi pris part au sommet d’une journée, organisé par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD).
L’IGAD participe activement dans la médiation des pourparlers de paix entre les deux parties en conflit dans le pays: le gouvernement de Djouba, dirigé par Kiir, et les rebelles loyaux au vice-président sud-soudanais limogé, Riek Machar.
Le médiateur en chef de l’IGAD, Mesfin Seyoum, est également présent au sommet organisé mercredi.
« L’objectif de ce sommet est d’assurer un processus qui mènera à sortir le Soudan du Sud de sa crise actuelle » a déclaré, mardi, aux journalistes, un porte-parole de Kiir, Ateny Wek Ateny.
La réunion de haut niveau intervient deux jours après la réitération par les deux camps rivaux de leur volonté de résoudre leurs différends par le dialogue.
Un communiqué conjoint, des deux parties, avait été publié à la suite d’une série de pourparlers dans la capitale tanzanienne, Arusha, à laquelle avait assisté le chef d’Etat tanzanien, Jakaya Kikwete.
D’après Ateny, le sommet de mercredi «inclut l’accord récemment conclu entre les factions du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM), à Arusha, et le processus de paix en cours à Addis-Abeba».
Le Soudan du Sud a sombré dans le chaos, en décembre, lorsque le président sud-soudanais, Salva Kiir, a accusé le vice-président limogé, Riek Machar, d’avoir orchestré une tentative de coup d’Etat. Des accusations que Machar réfute catégoriquement, les qualifiant de «complot de Salva pour se débarrasser de ses opposants politiques tout en instillant la peur chez la population».
Les deux camps rivaux au Soudan du Sud avaient signé le 9 mai un accord de paix. Aucun arrangement n’avait cependant réussi à mettre fin aux hostilités, les deux leaders continuant à s’accuser mutuellement de violer les clauses du pacte de paix tout en menant des pourparlers par intermittence à Addis-Abeba sous l’égide de l’IGAD.