AA/Nairobi (Kenya)
Au moins quatre-vingt-neuf éléments du groupe armé extrémiste somalien al-Shabab ont été tués, jeudi, dans des frappes aériennes de l’armée kényane sur le sud de la Somalie, a annoncé, vendredi, l’armée kényane.
Le porte-parole de l’armée kényane, Colonel David Obonyo a déclaré, à l’Agence Anadolu (AA), que des avions de chasse ont bombardé une base d’al-Shabab à Araara, à environ 50 km au nord de la ville de Kismayo.
Obonyo a déclaré que la base était utilisée comme une armurerie et un camp d’entrainement par des éléments armés étrangers.
Les combattants étrangers tués seraient yéménites, britanniques, pakistanais, outre les Somaliens.
Ils auraient été enterrés dans une plantation proche.
Durant les bombardements de jeudi, un avion de chasse kényan s’est, par ailleurs, écrasé.
« Nous regrettons que l’avion se soit écrasé après avoir réalisé avec succès sa mission. Il a été ciblé par la milice al-Shabab» a déclaré Obonyo.
Jeudi, le groupe extrémiste a affirmé que ses membres avaient abattu un avion de combat kényan. La revendication avait été initialement démentie par l’armée kényane qui avait cité une «défaillance technique».
Les bombardements de jeudi sont la dernière tentative en date du pays d’Afrique australe pour éradiquer le groupe affilié à al-Qaïda, responsable d’une récente série d’attaques meurtrières au Kenya.
Le Kenya est en effet la cible, sur son territoire, de plusieurs attaques meurtrières d'al-Shabab, revendiquées comme des représailles, dont l’attaque, mardi matin, d’un camp de travailleurs d’une carrière du comté de Mandera qui a fait trente-six morts.
Cet événement grave est survenu dix jours après l’attaque par al-Shabab d’un autobus de passagers, voyageant de Mandera à Nairobi, qui avait fait vingt-huit morts.
L’assassinat des ouvriers de Mandera a, par ailleurs, poussé le président kényan, Uhuru Kenyatta, à remanier l’appareil sécuritaire en limogeant le ministre de l’Intérieur et en acceptant la demande de retraite du chef de la police du Kenya.
Le Kenya a déployé, pour la première fois, ses soldats en Somalie, en 2011, à la suite de l’enlèvement de touristes étrangers par al-Shabab, et subit depuis des représailles du groupe armé connu pour être affilié à al-Qaïda.