AA/Al Qods/Abderraouf Arnaout
L’ancien président israélien, Shimon Peres considère le boycott de son pays par des institutions occidentales comme «une forme de guerre».
Peres a déclaré dans un discours prononcé à la conférence annuelle de Herzliya : «Le boycott est une forme de guerre. C’est une guerre unilatérale, alors qu’il faut être deux, pour faire la paix».
Il a affirmé dans son allocution : «Les gens qui appellent au boycott ne veulent pas des négociations. Il ne peut y avoir en même temps un boycott et des négociations. Ils veulent tuer les négociations. Le boycott ne fera qu’engendrer la haine».
Shimon Peres a poursuivi: «Il y a deux raisons pour ce boycott : le soutien aux Palestiniens, et ôter à Israël sa légitimité».
Peres a tenu ces propos lors de la conférence annuelle de Herzliya, qui permet à des responsables israéliens de discuter des questions stratégiques pour l’avenir d’Israël, telles que la politique sécuritaire et l’économie. Et manifestement, la question du boycott est désormais considérée comme "stratégique", par les responsables israéliens.
Au cours des dernières années, de nombreuses universités occidentales ont annoncé un boycott des universités et universitaires israéliens en réaction aux agissements des autorités israéliennes dans les territoires palestiniens.
Le président israélien actuel, Reuven Rivlin, avait considéré, à la fin du mois de mai écoulé, les appels palestiniens au boycott d'Israël sur le plan académique et dans le domaine du football, comme une «menace stratégique» contre son pays.
De son côté, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, a appelé le 7 juin courant, «la droite et la gauche, à s’unir pour affronter la campagne internationale de boycott», qui, selon lui, «a commencé à menacer l'économie israélienne et le statut politique d'Israël dans le monde entier».