AA - Ankara - Hamza Gedikoğlu - Lorène Barillot
Le 7 mars, le quotidien Le Monde a révélé que les mises sur écoute de Nicolas Sarkozy et de son avocat avaient été réalisées sur décision du juge d’instruction dans le cadre de l’enquête sur les accusations de financement de sa campagne présidentielle de 2007 par la Libye de Kadhafi.
L'ancien président a également été placé sur écoute pour violation du secret de l’instruction. Un haut magistrat français, Gilbert Azibert, est suspécté de lui avoir fourni des informations sur le déroulement de l'enquête sur l'affaire Bettencourt, également liée au financement de la campagne présidentielle.
Mr Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, a qualifié ces écoutes d’ "affaire politique" et il y voit une "violation monumentale des droits de la défense".
Harlem Désir, Premier secrétaire du Parti socialiste, a lui évoqué "un scandale d'État". Christiane Taubira, la ministre de la Justice, s'est indignée sur France Inter : "Je suis atterrée par de telles pratiques, c'est une question de morale publique."
Geoffroy Didier, secrétaire général adjoint de l'UMP, dénonce "l'indécence sans limite des juges".
La signature d'une pétition a été lancée par des avocats pour protester contre ces écoutes.
Le juge Azibert aurait tenter de mettre fin à ses jours, ne supportant pas le poids des accusations qu'on lui a portées.