AA/Pékin-Bakou/Mohamed Atanour-Arslan Rahimov
Les musulmans de Chine et de l’Azerbaïdjan, fêtent aujourd’hui, samedi, l’Aïd al-fitr, marquant la fin du mois de ramadan. Dans la capitale de chacun des deux pays et dans d’autres villes, des milliers de musulmans sont sortis tôt le matin pour effectuer la prière de l’Aïd.
A Beijing, la grande mosquée Niujie a accueilli les fidèles pour la prière, ensuite des friandises et des boissons ont été distribuées et les musulmans de la capitale chinoise ont célébré leur fête dans la joie et la solidarité puisque les plus démunis ont eu la «zakat» (l’aumône obligatoire à l’Aïd) et d’autres soutiens financiers grâce à une collecte d’argent réalisée à l’entrée de la mosquée.
Construite en 996 au temps de la dynastie Liao, sur une superficie de 6000m2, selon une architecture typiquement chinoise, la mosquée Niujie et l’une des plus anciennes en Chine, elle est considérée comme un haut lieu du tourisme à Beijing.
La Chine comprend dix minorités musulmanes sur les quelques 56 groupes ethniques que compte le pays. Les "Hui" (Chinois musulmans), les Ouïghours, Kirghize, Kazakhs, Tadjiks, Tatars, Ouzbeks, tout comme les Salar, les Bonan, et les Dongxiang peuplent densément les régions du Nord et du Nord-ouest de la Chine.
En Azerbaïdjan, les fidèles ont également afflué très nombreux vers la mosquée de la capitale, Bakou, si bien qu'un grand nombre d’entre eux ont dû effectuer la prière de l'Aïd dans le patio et les jardins des mosquée, les salles de prières étant combles.
Comme partout dans les pays musulmans les Azerbaïdjanais, une fois la prière accomplie, se rendent visite mutuellement et vont dans les cimetières où ils prient pour leurs morts et implorent Dieu pour leur accorder la miséricorde.
Mais parmi les spécificités azerbaïdjanaises, il y a la tradition de «l’Aïd noir». Il s'agit de rendre visite à ceux qui ont perdu un membre de leur famille dans la période allant d’un Aïd à l’autre. Ceux-ci organisent alors une cérémonie de deuil et reçoivent les condoléances.