Hatem Kattou
13 Décembre 2017•Mise à jour: 13 Décembre 2017
AA/ Ryad / Fares Karam
Le roi Salman bin Abdulaziz a déclaré, mercredi, que l'Arabie saoudite continuera à appuyer et à stimuler le secteur privé, de manière à atteindre plus de croissance et de développement.
"Nous apprécions le rôle du secteur privé en tant que partenaire important du développement, son soutien à l'économie nationale, à l'évolution de l'emploi des jeunes et à la localisation de la technologie", a t-il souligné, mercredi, lors de son discours à l'ouverture de la septième session du Conseil de la Choura.
Selon un communiqué publié par le ministère saoudien de l'Information, le gouvernement prévoit d'annoncer demain, des mesures incitatives pour stimuler le secteur, dans le cadre des prochaines réformes économiques, relatives à la hausse des prix de l'énergie et de la taxe sur la valeur ajoutée.
Le Royaume a accéléré le rythme de la localisation de plusieurs secteurs économiques, ces trois dernières années, renforçant ces actions à cet égard au cours de l'année courante, afin de réduire le taux de chômage parmi ses citoyens.
Ces mesures et ces plans gouvernementaux s'inscrivent dans un contexte de hausse du taux chômage chez les saoudiens à la fin du deuxième trimestre de 2017, atteignant 12,8%, contre 12,7% pour le trimestre précédent.
Le roi Salman a ajouté que "la corruption sous toutes ses formes est un fléau qui porte gravement atteinte à toute société, empêchant son développement et son progrès, ce que nous sommes résolus à affronter avec justice et détermination, afin que notre pays connaisse la prospérité et le développement que tous les citoyens espèrent".
"Dans ce contexte, nous avons ordonné la formation d'un Comité suprême pour les questions de corruption publique, sous la présidence du prince-héritier, et nous remercions Dieu que ces gens-là ne représentent qu'une infime minorité dont les méfaits ne peuvent porter préjudice aux citoyens de ce pays", a t-il ajouté.
Les autorités saoudiennes ont procédé à la convocation et à l'arrestation de centaines de personnes, dont des princes, des hommes d'affaires, des fonctionnaires et des anciens ministres ou d'autres en fonction, tous accusés de "corruption". Nombre d'entre eux ayant été relâchés ultérieurement.
Le procureur général saoudien, Saud Al-Mojeb, a déclaré le 5 décembre dernier, que le nombre de personnes convoquées ou arrêtées par le comité anti-corruption du pays s'élevait à 320 personnes.
Al-Mojeb avait alors ajouté, que le comité avait remis certains en liberté et en avait renvoyé un certain nombre devant le ministère public, réduisant le nombre de détenus à ce jour à 159 personnes".