AA / Addis Abeba / Abdou Abdel Karim
L’Autorité intergouvernementale pour le développement en Afrique de l’est (IGAD), parrain des négociations de paix à Addis Abeba, a officiellement annoncé lundi, le report des négociations entre les deux parties du conflit au Soudan du sud au 16 octobre en cours.
«Les négociations ont réalisé des avancées considérables en raison de la grande volonté politique et le sérieux dont ont fait preuve les deux parties sud-soudanaises quant aux questions importantes, notamment celle des mesures nécessaires à la mise en œuvre de l’accord relatif au gouvernement transitoire d’unité nationale», a déclaré l’IGAD dans un communiqué de presse publié lundi et dont Anadolu a eu copie.
Le communiqué affirme que «le report des négociations vise à accorder plus de temps aux parties pour se concerter sur les questions pertinentes».
L’IGAD a félicité les efforts des deux parties et l’avancée réalisée dans les négociations les appelant à parvenir à dépasser les questions sujettes à controverse.
Elle a d’autre part encouragé les parties à faciliter l’acheminement des aides humanitaires à ceux qui ont été touchés par les conflits et à appuyer les organisations humanitaires, affirmant qu’elle effectuera prochainement des concertations avec les dirigeants des pays membres (Djibouti, Soudan, Sud-Soudan, Somalie, Kenya, Ouganda, Ethiopie, Erythrée), ainsi que le Président du Soudan du Sud, Salva Kiir Mayardit, et son ancien adjoint Riek Machar à propos des principes de l’opération de paix.
Le Soudan du Sud a sombré dans le chaos, en décembre dernier, lorsque le président sud-soudanais, Salva Kiir, a accusé le vice-président limogé, Riek Machar, d’avoir orchestré une tentative de coup d’Etat.
Des accusations que Machar réfute catégoriquement, les qualifiant de "complot de Salva pour se débarrasser de ses opposants politiques tout en instillant la peur chez la population".
Les deux camps rivaux au Soudan du Sud avaient signé, le 9 mai, un accord de paix. L’accord appelle à la formation d’un gouvernement de transition ouvrant la voie à des consultations pour l’établissement d’un cabinet permanent.
Aucun des deux arrangements n’a cependant réussi à mettre fin aux hostilités, les deux leaders continuent à s’accuser mutuellement de violer les clauses du pacte de paix tout en menant des pourparlers par intermittence à Addis-Abeba sous l’égide de l’IGAD.