AA/ Kinshasa/ Tshieke Bukasa
La reddition des rebelles Hutu rwandais présents dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) « piétine toujours », a reconnu mercredi le porte-parole militaire de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation de la RD Congo (Monusco), le lieutenant-colonel Félix Basse.
S’exprimant au cours du point de presse hebdomadaire de la mission de l’ONU, Basse a souligné que « le camp de transit réservé aux rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) à Kisangani (chef lieu de la province orientale) est toujours vide ».
Le processus de désarmement de ces rebelles Hutu présents dans l’Est de la RDC depuis 20 ans, n’avance pas car « ils ne quitteront le sol congolais sous aucune condition », a affirmé le porte-parole.
Cependant, deux organisations sous régionales - la Communauté du développement de l’Afrique australe (SADC) et la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL) – soutenues par la communauté internationale, avaient accordé, au mois de juillet dernier, un délai de 6 mois à tous les éléments rebelles des FDLR, pour se désarmer.
D’après le chef de la Monusco, Martin Kobler, « ce timing ralentit la pression du processus de la reddition », puisqu’il donne aux éléments rebelles l’occasion « de tirer inutilement les choses en longueur », a-t-il indiqué dans un communiqué datant du 10 septembre 2014.
Pour Kobler, les rebelles profitent aussi de « ce timing » pour formuler de nombreuses revendications politiques à l’endroit du régime de Kigali.
Ces rebelles « cherchent une solution politique », or « la Monusco ne peut pas s’ingérer dans les affaires politiques d’un pays », avait encore déclaré le chef de la mission onusienne, qui n’exclut pas « une option militaire », si le désarmement ne suit pas son cours.
Jusqu’à présent, 230 éléments des FDLR ont accepté le processus DDRRR (Désarmement, Démobilisation, Rapatriement, Réinsertion et Réintégration) sur un total de 500 rebelles, a confirmé une source onusienne à Anadolu.