AA/ Bamako/ Fatouma Harber
Bamako "procèderait à l’intégration d’anciens membres de la rébellion du Nord du pays dans le cadre d’un remaniement ministériel", a prédit vendredi, le quotidien malien 'l'Indépendant".
"Vers un remaniement de l’attelage gouvernemental", a ainsi titré le journal de Bamako, en se basant sur des sources diplomatiques pour annoncer "un changement du Premier ministre et l’introduction d’anciens membres de la rébellion au gouvernement."
Ces informations interviennent en l'absence de déclarations officielles à Bamako sur les pourparlers inter-maliens à Alger, qui se poursuivaient vendredi entre le gouvernement et les groupes rebelles, et devant conduire à un accord définitif pour le retour à la paix et à l’unité nationale.
" Les autorités maliennes devront convaincre les groupes armés d’accepter une large décentralisation au détriment de l’autonomie ou de l’indépendance afin que l’intégrité territoriale du Mali soit préservée", poursuit le quotidien.
Pour le journal "L’indicateur du renouveau", l’intégrité territoriale du Mali est en revanche pratiquement "mission impossible".
L’ Azawad (territoire du Nord Mali) "fait l’objet d’un véritable lobby et il sera très difficile pour un Etat malien qui a jusqu’ici signé des accords qui le désavantage avec la rébellion, d’échapper à un autre chantage des groupes armés qui ont l’avantage de la force sur le terrain après les évènements du 21 mai" consécutifs à la visite du Premier Ministre Moussa Mara à Kidal (l'armée malienne avait alors été défaite par les groupes armés) », affirme le même quotidien.