AA/Lagos (Nigéria)/ Rafiu Ajakaye
L’armée nigériane a insisté mercredi, sur le fait qu’elle était «apolitique», en réitérant son engagement à renforcer la démocratie dans le pays.
«Les dirigeants, en particulier le chef d’état-major, étant eux-mêmes les produits et les bénéficiaires du processus démocratique continuent de chérir au plus haut la démocratie dans le pays» a déclaré, mercredi, le porte-parole de l’armée nigériane, Chris Olukolade, dans un communiqué officiel.
« [Les autorités militaires du Nigéria] ne s’engageront ni dans l’approbation ni dans l’encouragement de tout acte représentant le risque de saboter ou subvertir n’importe quel aspect du processus démocratique» a ajouté Olukolade.
L’armée a récemment été critiquée pour avoir fait reporter des élections générales, initialement prévues pour le 14 février, pour des «motifs sécuritaires».
L’opposition accuse, pour sa part, les militaires d’avoir conclu une «alliance peu orthodoxe» avec le parti au pouvoir, avec pour objectif de faire dérailler le processus démocratique.
Citant des conseils des agences de sécurité nigérianes, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) avait décidé samedi soir, de reporter les élections présidentielles et parlementaires au 28 mars.
Le 2 février dernier, avant même l’annonce du report, le Congrès progressiste (ACP), principal parti d’opposition au Nigéria, avait soutenu que le parti au pouvoir avait fomenté "un complot" pour faire reporter les élections générales du 14 février et établir un gouvernement intérimaire dirigé par le président nigérian en exercice, Goodluck Jonathan.
Les Nigérians devaient se rendre aux urnes le 14 février pour élire un président et les membres du Parlement fédéral.
Bien que quatorze candidats se présentent à la fonction ultime, le scrutin présidentiel est considéré comme une compétition menée uniquement entre le président actuel Jonathan et l’ancien dirigeant militaire du Nigéria, Muhammadu Buhari.