AA/Lagos (Nigéria)/ Rafiu Ajakaye
L’armée nigériane a déclaré, jeudi soir, qu’elle avait bien pris toutes les dispositions nécessaires pour protéger la capitale de l’Etat de Borno, Maiduguri, contre toute attaque du groupe armé extrémiste Boko Haram.
« Toutes les dispositions sécuritaires prises pour la défense de Maiduguri ont été renforcées afin de répondre à toute attaque planifiée ou tentative de perturber la paix à Maiduguri » ont affirmé des responsables du quartier générale de la Défense dans une série de tweets.
Boko Haram se serait déjà emparé, à l'heure actuelle, des villes de Dikwa, Gamboru Ngala, Gwoza et Bama dans l’Etat de Borno.
Maiduguri, capitale provinciale et ville la plus peuplée de l’Etat, apparaît comme l’objectif principal du groupe armé.
Des membres du Forum des sages de Borno ont averti, jeudi, que des éléments de Boko Haram avaient «complètement encerclé» Maiduguri.
L’armée a cependant démenti l’information. « Les informations alarmistes circulant sur des médias étrangers sur internet sont clairement destinés à causer la panique dans la ville et le pays » a affirmé l’armée sur son compte Twitter officiel.
Les militaires nigérians ont également déclaré mener des opérations terrestres et aériennes sur les villes supposées sous le contrôle des insurgés de Boko Haram .
«La situation dans les villes de Mubi, Michika, Bazza, Gulak, Gwoza, Bama, Gamboru Ngala et d’autres zones du nord-est est en train d’être stabilisée grâce à des opérations terrestres et aériennes hautement coordonnées» a expliqué l’armée.
L’armée, aussi bien que les membres de Boko Haram, semblent englués dans une guerre de propagande concernant le sort et le contrôle des zones menacées de cette région agitée du Nigéria.
L’absence d’accès à ces régions rend toute évaluation objective et indépendante de la situation presque impossible.
Les Etats du Borno, de Yobe et d’Adamawa ont été placés, depuis mai 2013, sous état d’urgence par le gouvernement afin de contrer la violente insurrection dans la région.
Dans une vidéo diffusée le 24 août, le chef de Boko Haram, Shekau, avait déclaré que son groupe avait formé un «califat islamique» dans la région du nord-est du Nigéria.