AA/Lagos (Nigéria)/ Rafiu Ajakaye
L’armée nigériane a annoncé vendredi, qu’elle avait tué au moins cinquante insurgés durant une descente sur l’un des camps improvisés, situés dans l’Etat de Borno, au Nigéria.
D’après un communiqué publié sur le site internet du Quartier général de la Défense nationale du Nigéria, la descente effectuée à Miyanti et Bulungu a également causé la mort de deux soldats et en a blessé cinq autres.
« Un dépôt utilisé pour stocker du carburant et des véhicules, dont des camions Toyota Hilux et sept motos, a été détruit dans l’opération » a indiqué le communiqué.
Les troupes nigérianes ont également saisi 15 fusils, 11 mitraillettes et un grand nombre de munitions.
Lors d’une autre opération, sur la frontière entre le Nigéria et le Niger, le Groupe de forces interarmées multinationales (GFIM) [Multinational Joint Task Force] – composée de soldats du Nigéria, du Cameroun, du Niger et du Tchad et chargé de contenir l’insurrection meurtrière du groupe armé Boko Haram – a pris d’assaut un camp d’insurgés situé près de Duguri, selon le communiqué.
«Les troupes ont récupéré 18 fusils, cinq fusils mitrailleurs PK, 25 grenades à mains et du matériel pour fabriquer des engins explosifs » précise le communiqué.
Selon la même source, un trafiquant d’armes a été appréhendé et interrogé concernant le matériel saisi par les troupes du GFIM.
Quinze autres suspects ont été arrêtés et placés en détention à Abuja dans une troisième opération des forces alliées gouvernementales.
Le Nigéria continue à lutter, depuis cinq ans, contre une féroce insurrection menée par Boko Haram et concentrée en particulier dans la région du nord-est du pays, où trois Etats sont encore maintenus en état d’urgence.