AA/Lagos (Nigéria)/ Rafiu Ajakaye
Le Nigéria a offert de payer 50 millions de Nairas nigérians (environ 300 000 dollars US) à quiconque pourrait aider à localiser les dizaines de jeunes filles enlevées par des combattants de Boko Haram dans l’Etat de Borno, en avril.
« La police nigériane annonce, par la présente, offrir une récompense en argent de 50 millions de Nairas à quiconque soumettrait des informations fiables à même de permettre de localiser et sauver les lycéennes enlevées » a déclaré le porte-parole de la Police nigériane, Frank Mba, dans un communiqué envoyé à l’Agence Anadolu (AA).
« Les forces de police exhortent tous les citoyens patriotes, en possession d’informations utiles, à contacter les numéros suivants... » a ajouté Mba, avant de fournir les coordonnées de plusieurs lignes téléphoniques d'urgence.
Le porte-parole de la police a par ailleurs assuré aux citoyens nigérians que toute information fournie «sera traitée anonymement et dans la plus grande confidentialité».
Le 14 avril, des combattants ont assailli le lycée public pour filles de Chibok, situé en lisière de la forêt de Sambisa, repaire connu de Boko Haram – et ont emporté un très grand nombre de jeunes filles dans leurs camions.
Estimé à plusieurs dizaines, le nombre exact de lycéennes kidnappées reste encore sujet à controverse – le lycée, les parents, les autorités et l’armée donnant chacun des chiffres non concordants.
Boko Haram a revendiqué lundi, l’enlèvement des lycéennes de l'école secondaire de Chibok, située dans l'Etat de Borno et a menacé, dans un enregistrement diffusé sur internet, de "vendre" les fillettes.
Le Nigéria a accepté mardi, l’offre du président des Etats-Unis, Barack Obama, de déployer du personnel de sécurité et du matériel, en provenance des Etats-Unis, pour aider à libérer les jeunes filles enlevées par Boko Haram.
Depuis le drame de Chibok, plusieurs habitants ont déclaré à Anadolu que ce kidnapping de masse n’était pas un fait isolé.
Huit autres jeunes filles, âgées de 12 à 15 ans, ont été kidnappées dimanche dernier, par des combattants présumés de "Boko Haram", lors de l'attaque du village de Waraba, dans l'Etat de Borno.