Emin Avundukluoğlu,Erbil Başay
22 Octobre 2015•Mise à jour: 23 Octobre 2015
AA / Berlin / Emin Avundukluoğlu, Erbil Başay
La chancelière allemande Angela Merkel a dit qu’il «ressort des derniers développements sur la scène syrienne l’improbabilité de parvenir à une solution politique proche de la crise qui secoue ce pays».
«Cela ne veut pas dire que nous excluons l’option de la solution politique mais cette solution n’est pas possible avec une personne qui a perdu tout avenir politique, tel que Bachar al-Assad », a encore dit Merkel.
La chancelière allemande animait, mercredi soir, une conférence de presse conjointe avec son homologue israélien Benjamin Netanyahu à Berlin.
«L’Allemagne, qui s’emploie à identifier une solution politique en Syrie, a deux priorités, l’allègement des souffrances subies par les civils syriens et la lutte contre l’organisation terroriste Daech», a-t-elle lancé.
Et Merkel de poursuivre : «Je souhaite voir al-Assad mettre fin aux bombardements de son peuple par des barils explosifs et la Russie s’y opposer également», qualifiant la situation qui prévaut dans la région de Alep de «tragique».
Angela Merkel a mis l’accent sur «l’impératif de tout faire pour mettre fin à cette situation. Cela relève de la responsabilité de tous et nous devons combattre Daech et non pas le peuple syrien».
Angela Merkel a, ensuite, évoqué les récentes déclarations de Netanyahu qui a attribué, selon ses thèses, la responsabilité de la volonté d’exterminer les Juifs d’Europe, au cours de la deuxième Guerre mondiale, non pas aux Nazis mais au Mufti de Jérusalem, Amine al-Husseini.
La chancelière allemande a souligné : «De mon point de vue, nous savons tous que ce sont les Nazis qui sont responsables de cette horreur en commettant un génocide contre les Juifs. Nous ne voyons aucune raison de changer notre perception de l’Histoire tout particulièrement en la matière».
Et Merkel d’insister: «Nous sommes convaincus que ceci doit être transmis aux générations à venir par exemple dans le cadre de l’éducation scolaire».
Pour sa part, Netanyahu a continué à alléguer que Amine al-Husseini a convaincu Adolpe Hitler d’exterminer les Juifs.
«Hitler est responsable de l'Holocauste, personne ne doit nier cela. Sa responsabilité et celle des Nazis dans l'extermination de six millions de juifs est claire pour toutes les personnes sensées», a-t-il dit.
«Mais la responsabilité importante du grand mufti de Jérusalem à l'époque ne doit pas non plus être niée. Il soutenait la solution finale des Nazis, a estimé le Premier ministre israélien».
Le Premier ministre israélien a invoqué pour illustrer ses propos l’existence de «preuves».
Netanyahu a, par ailleurs, accusé le Président palestinien Mahmoud Abbas «d’incitation à la violence », alléguant qu’Israël «n’a pas l’intention d’introduire le moindre changement sur le statu quo de la mosquée d’al-Aqsa».
Le Premier ministre israélien a, sur un autre plan, adressé ses remerciements à la chancelière allemande pour le soutien constant apporté par Berlin à la sécurité d’Israël.