Ayhan Şimşek
09 Mars 2017•Mise à jour: 10 Mars 2017
AA/Berlin
La chancelière allemande a défendu, jeudi, l’importance d’un dialogue étroit avec la Turquie et rejeté les appels de l’opposition à interdire les rassemblements organisés par des ministres turcs en Allemagne.
S’exprimant devant des députés au Parlement allemand, jeudi, avant un sommet des dirigeants européens à Bruxelles, Merkel a souligné l’importance stratégique de la Turquie pour l’Allemagne.
La chancelière a affirmé privilégier le dialogue, malgré des différends « profonds » et « graves » sur plusieurs questions.
« Bien que tout soit très difficile en ce moment, bien que certaines choses soient inacceptables pour nous, cela ne peut pas être dans l’intérêt de notre sécurité et de notre géopolitique que la Turquie, qui est après tout un partenaire au sein de l’OTAN, s’éloigne plus encore de nous » a estimé la dirigeante allemande.
Merkel a souligné que malgré leurs différends, Berlin et Ankara entretiennent une relation spéciale en raison des 3 millions de ressortissants turcs vivant en Allemagne, des liens économiques solides et de la coopération en cours dans la lutte contre le terrorisme.
L’annulation de rassemblements en rapport avec le prochain référendum constitutionnel en Turquie a provoqué la colère d’Ankara et le président turc Recep Tayyip Erdogan était allé jusqu’à déclarer « Allemagne, vous n'avez rien à voir, ni de près de loin, avec la démocratie. Vos pratiques récentes ne sont pas différentes de celles des nazis du passé ».
Près de 3 millions d’immigrés turcs vivent en Allemagne et environ la moitié sont habilités à voter au prochain référendum.