AA - Rome - Nur Gülsoy
Les responsables du gouvernement italien, dont le pays assure désormais la présidence du Conseil de l'Union européenne (UE), se sont réunis vendredi avec ceux de l'UE, à Rome.
Lors de cette réunion,le Premier ministre italien, Matteo Renzi, le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, et des commissaires européens ont discuté des principaux sujets européens.
Rappelant que l'Italie avait été présidente de l'UE en 2003, Matteo Renzi a assuré l'Union que la prochaine période sera celle des réformes pour l'Italie.
Selon Renzi, "l'Italie n'est pas la seule à exiger la souplesse [pour surmonter la crise économique]. L'Europe en a besoin aussi."
"Le nombre d'immigrés arrivés dans notre pays a enregistré un record. Avec le printemps arabe, il dépasse les chiffres de 2011 et 2012", a-t-il aussi ajouté. "La Méditerranée n'appartient pas seulement à l'Italie. C'est la frontière de l'Europe. En réalité, je préfère dire qu'elle en est le coeur même."
Insistant sur le fait qu'il continuera, malgré les critiques, à mener l'opération d'aide humanitaire "Mare Nostrum" (Notre Mer)après la catastrophe des immigrés clandestines d'octobre 2013, Renzi a affirmé: "en 2014, nous ne pourrons pas admettre de renvoyer un bateau remplis d'enfants et de civils, vers un endroit indéterminé"
Le chef du gouvernement italien a déclaré être prêt à aider les nouveaux responsables libyens récemment élus à gérer la question de l'immigration illégale étant donné que la Libye est un point de départ important pour les immigrés.
Le Premier ministre Renzi a aussi commenté l'arrivée de Jean Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne, soulignant qu'il ne le connaît pas en personne, mais qu'il a voté pour lui.
"David Cameron a lutté, a-t-il dit. Je respecte ses idées mais je ne les soutiens pas. J'estime qu'il doit continuer à lutter en restant dans l'UE."
Pour sa part, le président de la Commission, Jose Manuel Barroso, a soutenu les propos de Matteo Renzi.
"Je souhaite une bonne réussite à l'Italie non seulement pour les six prochains mois, mais également pour après, a-t-il expliqué. Nous avons besoin d'une Italie puissante au coeur de l'UE. J'apprécie le programme de réforme qu'envisage Renzi. La stabilité et la croissance doivent aller de pair. J'estime que le débat sur la souplesse est beaucoup exagéré. Aucun Premier ministre n'avait exigé de la souplesse. Il faut respecter l'accord stabilité-croissance. Le pire arrivera si nous ne respectons pas et ne faisons pas confiance."