Laith Joneidi
15 Juillet 2017•Mise à jour: 17 Juillet 2017
AA/Amman/Laith Joneidi
Des centaines de jordaniens ont participé à une manifestation de soutien à la mosquée al-Aqsa, ce samedi, organisée par un mouvement d’obédience islamique , sous le slogan « Al-Aqsa est une foi », et ce, à la suite de la fermeture de la mosquée par les autorités israéliennes et l’interdiction de l’appel à la prière et de la prière.
Le correspondant d’Anadolu a indiqué que la manifestation a démarré du centre de la capitale Amman avec la participation d’un nombre de leaders du courant politique islamiste, dont principalement Hamza Mansour (ancien secrétaire général du parti du Front d’Action Islamique/aile politique du groupe des Frères musulmans), Mourad Adaylah (porte-parole du FAI) et de Hammam Saïd (ancien guide général du groupe des Frères musulmans).
Les participants à la marche ont scandé des slogans dénonçant les actes israéliens. « Fils d’al-Asa, n’attends rien, l’armée des Arabes n’est pas la notre », « Le peuple veut la libération d’al-Aqsa », font partie des slogans scandés.
Ils ont également brandi des pancartes sur lesquelles était notamment écrit « Je suis jordanien et al-Aqsa relève de ma responsabilité ».
Hammam Saïd a indiqué, dans une déclaration accordée à Anadolu que « l’interdiction de la prière à al-Aqsa est un pas en avant vers la construction de leur prétendu temple et la destruction de la mosquée al-Aqsa ».
" Je dis au monde islamique : le Djihad est devenu désormais une obligation personnelle imposée à chaque musulman dans le monde pour faire face à ce crime abjecte », a-t-il dit.
Pour sa part, Hamza Mansour a indiqué que « c’est la réalité de l’ennemi sioniste qui n’accorde aucune valeur aux croyances ni à la volonté des peuples ».
Plus tôt dans la journée du samedi, le ministre jordanien des Affaires religieuses, Wael Arabiyat, a mis en garde contre ce qu’il a considéré comme une « exagération des autorités coloniales dans la violation de la sacralité de la mosquée al-Aqsa, sous prétexte d’absorber la violence et la tension ».
Le gouvernement jordanien a demandé, hier, à Israël d’ouvrir la mosquée al-Aqsa aux fidèles et de ne pas prendre de mesures qui pourraient transformer le statut historique de Jérusalem et d’al-Aqsa.
Le Département des Wakfs de Jérusalem, relevant du ministère jordanien des Affaires religieuses, est l’autorité de tutelle de la mosquée al-Aqsa et des Wakfs de Jérusalem, conformément au droit international considérant la Jordanie comme dernière autorité contrôlant ces lieux saints avant la colonisation israélienne.
Les autorités israéliennes ont fermé, vendredi, la mosquée al-Aqsa, devant les fidèles et l’a décrété « zone militaire fermée » parallèlement à l’interdiction de l’appel à la prière, et ce, à la suite de la mort de 3 palestiniens et 2 israéliens dans une fusillade.