AA / Bamako / Moussa Bolly
Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, a nommé Bah N'Dao, colonel-major à la retraite, au poste de ministre de la défense, a annoncé le Secrétaire Général de la Présidence malienne, Toumani Djimé Diallo, à la Télévision d'Etat.
"Le président de la République, sur recommandation du Premier ministre (Moussa Mara, ndlr), a nommé Bah N'Dao ministre de la Défense", a indiqué le secrétaire général, dans un communiqué lu à la télévision, dans la nuit de mardi.
Bah N'Dao, ancien garde du corps de Moussa Traoré (président du Mali de 1968 à 1991, ndlr) et ancien chef d'Etat major général des armées, a été nommé en remplacement du ministre démissionnaire Soumeylou Boubèye Maïga,
Pilier de l'exécutif malien, Maïga avait été reconduit à son poste de ministre de la Défense lors du dernier remaniement du gouvernement le 12 avril 2014, mais a rapidement vu son destin basculer un mois à peine après sa nomination.
Sa démission intervient quelques jours après la débacle du 21 mai de Kidal (Nord-Est) où l'armée malienne a dû capituler face aux groupes armés rebelles, notamment le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA).
L’armée malienne avait engagé ce jour-là une opération contre les rebelles qualifiée « d’opération de sécurisation des personnes et de leurs biens » par le ministère de la Défense.
Cette opération visait à reprendre Kidal des mains de la rébellion, qui s'en était emparée le samedi 17 mai, après des affrontements entre eux et l’armée malienne consécutifs à la visite le jour même du Premier ministre malien, Moussa Mara, dans la ville.
Le ministre de la défense avait alors annoncé à la télévion publique malienne ORTM, la lourde défaite de l'armée malienne qui a enregistré dans ses rangs "une cinquantaine de morts et 48 blessés. De l'autre côté, on ne connait pas leur bilan, on sait qu'eux aussi ont eu des pertes", avait alors précisé Maïga.
Suite à ces combats, Bamako et les groupes armés du Nord avaient accepté de signer le 23 mai un accord de cessez-le-feu, à la faveur d’une médiation conduite par le président en exercice de l'Union africaine et chef d'Etat mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, qui met entre autre fin aux hostilités entre les deux parties.