AA/Bamako/Baba Ahmed-Mohamed Ag Ahmadou
Deux civils ont été tués, mardi, par des hommes armés non identifiés près de Gao( Nord-Mali), a indiqué à Anadolu le secrétaire général du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA).
Au moins deux véhicules de l’armée malienne ont, par ailleurs, été détruits à l’issue d’une embuscade tendue par des hommes armés non identifiés entre Gossi et Gao, dans le nord du Mali, selon le porte parole de l’armée malienne à Gao.
"Ce matin vers 8 h 45 un convoi de l'armée malienne qui escortait des camions transportant du matériel de la Minsuama (mission onusienne au Mali) a été attaqué par des hommes armés sur l'axe Gao-Gossi", a précisé à Anadolu le Colonel Souleymane Dembélé, porte-parole de l’armée malienne à Gao.
Des sources sécuritaires et civiles locales ont, de leur côté, évoqué un bilan de sept camions détruits et de plusieurs blessés, sans donner plus de détails sur le nombre de blessés et de quel camp ils relèvent.
Contacté par Anadolu, Fahad Ag Almahmoud, secrétaire général du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA-membre de la plateforme pro-malienne), a confirmé l’attaque. Il a précisé que « les camions de la Minusma escortés par des véhicules de l’armée ont été attaqués vers 8h à Tin Assamed à 80km de Gao ». Selon lui les assaillants, non identifiés, ont capturé un véhicule et brûlé deux camions.
Selon la même source, les assaillants ont tués deux personnes à Intililt (vallée au sud de Gao).
La signature de l'accord de paix inter-malien le 20 juin dernier à Bamako, par la CMA (qui réunit les groupes armés du Nord-Mali), venue s'ajouter à celles du gouvernement et des mouvements pro-Bamako est censée contribuer à une amélioration de la situation politique et sécuritaire au Mali, surtout dans le Nord, selon certains observateurs.
D’autres doutent cependant de son efficacité, compte tenu de la complexité de la situation sur le terrain.
Le Nord du Mali a été occupé en 2012 par des groupes armés liés à Al Qaida avant d’être chassé partiellement une année plus tard par l’opération militaire française "Serval".