AA / Alger / Abderrazèk Ben Abdallah
Le ministre italien des Affaires étrangères Paolo Gentilioni a souligné que la solution de la crise en Libye "ne peut pas être militaire", affirmant le soutien de Rome aux efforts déployés par Alger et les Nations Unie pour engager un dialogue entre les différents protagonistes de la crise.
Animant, lundi, un point de presse, à Alger, avec son homologue algérien, Ramtane Lamamra, Gentilioni a appelé "les parties libyennes, qui ont boycotté le dialogue, tenu depuis plusieurs jours à Genève en Suisse, sous les auspices de l'ONU, à réviser leur position et à contribuer à la recherche d’une solution pacifique à la crise".
Le chef de la diplomatie italienne est arrivé à Alger pour une visite d’une journée consacrée à "l’examen de la coopération bilatérale et aux questions d’intérêt commun dans la région", selon un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères.
Un deuxième round de pourparlers entre plusieurs parties libyennes avait été clôturé à Genève, la semainedernière, sous l’égide de l’ONU. Les participants avaient convenu de "rejeter la violence, de former un gouvernement d’union nationale et de cesser les hostilités".
L’Algérie mène depuis plusieurs semaines des efforts diplomatiques en coordination avec la Mission onusienne en Libye à l’effet d'initier un dialogue entre les protagonistes de la crise.
La Libye est secouée depuis plusieurs mois par une crise multidimentionnelle qui a généré deux ailes de pouvoir (libéral à Tobrouk dans l’Est et d’obédience islamique à Tripoli dans l’Ouest du pays).
Chacune des deux ailes dispose de son état-major de l’armée, de son gouvernement et d’un parlement.