Esma Ben Said
25 Mai 2018•Mise à jour: 26 Mai 2018
AA/France/Fawzia Azzouz
Le président français Emmanuel Macron a déclaré vendredi lors d'un discours prononcé à l'occasion du forum économique franco-russe de Saint-Petersbourg vouloir « œuvrer » avec la Russie « dans le cadre européen.
Cette conférence s’est tenue au deuxième jour de la visite officielle d’Emmanuel Macron en Russie où il a répondu à l’invitation de son homologue russe Vladimir Poutine.
« Je crois très profondément que la Russie a son histoire et son destin dans l’Europe » a d’emblée déclaré le chef de l’État avant d'ajouter : « Je souhaite que dans la décennie qui s’ouvre, nous puissions œuvrer ensemble dans le cadre européen ».
S’il a reconnu s’agissant de la Russie, que « Nous avons des désaccords » le président français a insisté l’existence d’ « accords qui nous permettent d’avancer ».
« Je tiens à cet encrage de la Russie dans l’Europe et avec l’Europe et je tiens à la présence de la Russie dans le conseil européen » a-t-il poursuivi, plaidant pour que « Les relations entre la France et la Russie permettent de construire la confiance malgré ce contexte ».
Plus tôt dans la journée, le président Macron a invité les entreprises françaises à investir davantage en Russie en indiquant que les relations entre les deux pays « a beaucoup d'avenir (...) car l'Europe va de l'Atlantique à l'Oural ».
De son côté Vladimir Poutine a affirmé face aux investisseurs présents dans l’assemblée que « aujourd’hui nous n’avons pas besoin de guerres commerciales et même pas de trêves commerciales mais d’un paix commerciale ».
Jeudi soir déjà, les deux présidents s’étaient félicités lors d’une conférence de presse commune, d’avoir eu un « échange fructueux » pendant leur réunion de travail.
Pour rappel, les relations entre les deux chefs d’Etat ont été mises à mal après que la Russie a été accusée d’être à l’origine de l’empoisonnement de l’ex-espion Sergueï Skripal et de sa fille en Angleterre début mars.
Ils s’attellent depuis à mettre en lumière leurs convergences notamment dans leur position concernant l’accord sur le nucléaire iranien qu’ils souhaitent maintenir en dépit du retrait américain.