AA - Bruxelles - Nur Gülsoy
Le Conseiller spécial du Secrétaire Général des Nations Unies (ONU), Espen Barth Eide et le président du Parlement européen, Martin Schulz, sont optimistes quant à une résolution de la situation en Chypre.
Eide, Schulz, le Commissaire européen chargé de l’élargissement et des politiques de voisinage, Johannes Hahn, et la Commissaire chargée des politiques régionales de l’Union européenne (UE), Corina Cretu, se sont entretenus, mercredi, à Bruxelles, au sujet de la question chypriote.
Lors de la conférence de presse conjointe avec Martin Schulz, Eide a déclaré «être confiant au vu des efforts entrepris par les deux leaders chypriotes et leur motivation de tous les jours. Les Nations Unies, l’UE et toutes les personnes concernées par la question chypriote, doivent soutenir le processus actuel, sans quoi nous serons confrontés à une grande déception».
Martin Schulz a, pour sa part, affirmé «que pour la première l'espoir d'une résolution dans un temps défini est à portée», assurant «que le Parlement européen est prêt à apporter tout le soutien nécessaire à la résolution du problème».
En cas de résolution, la République Turque de Chypre du Nord deviendra automatiquement membre de l’UE, c’est pour quoi elle doit se mettre en conformité avec la réglementation européenne.
Le chef de la délégation de l'administration chypriote grecque, Nicos Anastasiadis, s'était retiré des négociations entre les deux parties de l'île, en octobre 2014, en motivant sa décision par "le fait que la Turquie avait déployé ses navires de combat dans la zone de recherche gazière".
Les négociations ont repris entre le président chypriote turc, Mustafa Akinci, et Nicos Anastasiadis, en mi-mai 2015.