Nadia Chahed
07 Novembre 2017•Mise à jour: 07 Novembre 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
L’Organisation de défense des droits de l’homme Human Rights watch (HRW) a appelé mardi l’ONU à protéger les civils qui devraient manifester dans les prochains jours en RDC pour rejeter le calendrier électoral publié dimanche par la commission électorale.
« Les partenaires internationaux de la RDC, dont la mission de maintien de la paix de l’ONU ( Monusco) dans le pays, devraient s’employer à protéger les manifestants pacifiques et les personnes en danger et à manifester leur soutien à la quête du peuple congolais pour un avenir plus démocratique et respectueux de leurs droits », suggère l’organisation dans un communiqué publié mardi.
La veille, le principal mouvement citoyen congolais, lutte pour le changement (Lucha) avait rejeté le calendrier électoral qui prévoit des élections générales le 23 décembre 2018, et appelé à des manifestions « pacifiques » les 15 et 28 novembre prochains pour « bloquer complètement » le pays « sans discontinuer », jusqu’à la chute « effective » du régime de Joseph Kabila, chef d’Etat resté au pouvoir au delà de son dernier mandat arrivé à terme fin 2016.
Lors de ces manifestations, les responsables du gouvernement congolais et les forces de sécurité ne « devraient pas utiliser de force inutile ou excessive contre les manifestants », a conseille l’ONG américaine.
Ils devraient plutôt « tolérer les manifestations pacifiques et les réunions politiques ainsi que permettre aux activistes, leaders de partis de l’opposition et journalistes de circuler librement et de travailler indépendamment, sans entraves », ajoute le même texte.
La répression exercée contre les leaders et les partisans de l’opposition, les activistes œuvrant pour les droits humains et la démocratie, les manifestants pacifiques et les journalistes « se poursuit sans relâche » en RDC affirme HRW.
Lors de la publication du calendrier électoral dimanche, le président de la commission électorale, Corneille Nangaa a dressé une liste de 15 « contraintes » légales, financières et logistiques susceptibles de retarder les échéances.
L’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Nikki Haley a salué lundi la publication de ce calendrier qui établit un échéancier « clair pour une transition du pouvoir», mais HRW affirme dans son communiqué qu’un « grand nombre » de Congolais sont, « à juste titre, sceptiques ».