AA / Téhéran / Mustapha Malih
Le commandant général adjoint de la Garde révolutionnaire iranienne, le général Hussein Salami, a déclaré, vendredi : «chaque pays est responsable d’assurer sa sécurité intérieure et de s’assurer de la sécurité de ses voisins», ajoutant: «la sécurité frontalière est un besoin commun et primordial pour des pays voisins, et nous n’intervenons dans les affaires d’aucun pays, cependant s’il y en a un qui n’assume pas ses responsabilités, nous serons contraints à intervenir ».
Cette déclaration a été faite à l’agence de presse iranienne (Fares, officiel) à propos des événements de la semaine dernière à Sarwan, région de la province de Seistan-o-Balouchestan, dans le sud-est de l’Iran. Quatre membres de la sécurité iranienne ont été tués dans une attaque menée par des éléments armés non identifiés qui se sont ensuite enfuis vers le Pakistan.
Cette attaque a été suivie de la chute d’un avion transportant une équipe sécuritaire qui se dirigeait vers la zone de l’incident pour enquêter.
Salami a affirmé que «la Garde révolutionnaire assure une surveillance globale et continue des mouvements des terroristes et des groupes délinquants. Cette surveillance est transfrontalière et englobe l’intérieur profond», moyennant des «ressources humaines en plus des moyens techniques de surveillance».
« La Garde révolutionnaire accorde une extrême importance à la province de Seistan-o-Balouchestan, en raison de sa position géographique et elle n’économisera aucun effort pour préserver sa sécurité», a assuré Salami, ajoutant que «les habitants de la province jouent un rôle primordial dans le maintien de sa sécurité».
La Frontière entre l’Iran et le Pakistan est longue de 909 km. Elle s'étend, du côté sud, de l'océan Indien à l'est du Golfe d'Oman, jusqu'au tripoint avec l'Afghanistan au nord.
En août 1947, l'Iran a été l'un des premiers États à reconnaître l'indépendance du Pakistan vis-à-vis du Raj britannique.