Hatem Kattou
06 Janvier 2020•Mise à jour: 07 Janvier 2020
AA – Libye
Le gouvernement libyen d’entente nationale a annoncé, lundi, que la "Force de protection et de sécurisation" de la ville de Syrte a stoppé une attaque des "milices et des mercenaires" du général à la retraite, Khalifa Haftar, et a démenti les rumeurs portant sur leur prise de contrôle par ce dernier de plusieurs sites de la ville.
C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public, lundi, par l’opération Volcan de la colère, relevant du gouvernement.
"La Force de protection et de sécurisation de la ville de Syrte a stoppé une attaque des milices et des mercenaires du criminel de guerre Haftar à l’est de Syrte et a réussi de détruire deux engins militaires à proximité de la Porte 17 à l’est de la ville", lit-on dans le communiqué.
"La situation à l’intérieur de Syrte est sous contrôle et les affrontements qui ont eu lieu cet après-midi se sont produits en dehors de la ville, ajoute le communiqué. Les rumeurs véhiculant l’avancée des milices et des mercenaires de Haftar sont fausses et infondées de même que leur prise de contrôle de certains sites de la ville."
L’opération menée contre Syrte intervient au surlendemain d’une attaque par roquettes lancée par les forces de Haftar sur le siège de l’Académie militaire de la capitale Tripoli, et qui a fait 30 morts et 33 blessés parmi les élèves officiers.
Le gouvernement avait annoncé, dimanche, que l’attaque a été menée par un drone, de fabrication chinoise, qui a été fourni aux forces de Haftar par les Émirats arabes unis.
Généralement, Abu Dhabi dément systématiquement avoir apporté une aide militaire à Haftar, qui conteste l’autorité et la légalité du gouvernement reconnu au plan international d’un pays riche en pétrole.
Les forces de Haftar lancent depuis le 4 avril dernier une attaque visant à prendre le contrôle de Tripoli, siège du gouvernement.
Cette attaque a été déjouée par des efforts déployés par les Nations unies qui s’employaient à tenir une conférence sur le Dialogue inter libyen, dans le cadre d’une Feuille de route onusienne pour résoudre le conflit libyen.