AA/Benghazi (Libye)/Mootaz Al Majbri
Un membre de la milice islamique « Raf Allah Sahati » a été tué dans des affrontements armés déclenchés, vendredi, entre les membres de la milice et les forces du Général major libyen retraité, Khalifa Haftar dans la ville de Benghazi, dans l’Ouest du pays.
« Les forces de Haftar ont pris d’assaut le siège de la milice de Raf Allah Sahati dans la région de Rajma située à proximité de Benghazi, faisant un tué parmi ses membres, avant de prendre le contrôle de la milice», a déclaré une source proche de Haftar ayant requis l’anonymat.
Contacté par Anadolu, le chef de la milice Ismail Salabi avait confirmé la mort d’un de ses membres, niant que les forces de Haftar aient pris le contrôle du siège de la milice.
« Un de nos membres a été tué lors des affrontements », a-t-il confirmé. « Cependant, le combat se poursuit encore (11h44 GMT) », a-t-il ajouté.
La brigade « Raf Allah Sahati » regroupe des rebelles d’obédience islamique qui ont participé au combat contre les brigades pro-Khadafi lors de la révolution du 17 février 2011.
Les membres de la brigade ont rejoint les rangs des forces de l’armée libyenne. Néanmoins, les habitants de Benghazi les accusent de soutenir les brigades «extrémistes» à l’instar d’Ansar Al Chariaa.
« L’opération menée par nos forces sous le signe «Dignité de la Libye » s’est fixée pour objectif d’assainir la ville de Benghazi de la présence des milices qui ne cessent de semer le désordre et la panique parmi les habitants de la ville», a expliqué une source proche des forces de Khalifa Haftar.
Ex-général de l'armée de Kadhafi, Haftar a été emprisonné en 1987 par les Tchadiens au cours de la bataille de Ouadi-Doum. Il était un ami personnel de Mouammar Khadafi avant qu’il ne fasse défection et parte aux Etats Unis d’Amérique.
Un comité de l’armée libyenne avait mis à la retraite le Général Major Haftar ainsi que d’autres officiers pour âge légal, sur pressions exercées par différentes parties visant à l’écarter pour «ses relations présumées avec l’ancien régime de Khadafi».
Haftar avait conduit le 14 février dernier, un «coup d’Etat militaire » contre les autorités en place. La tentative a échoué, en raison de la large désapprobation qu’elle avait eue auprès des responsables militaires et civils en Libye. Les autorités libyennes ont émis un mandat d’arrêt contre Haftar sur fond de cette tentative.