AA/ Libye/ Mohamed Ennajem- Mootez al-Majbri
Des manifestations de soutien à l’ «opération de la dignité » lancée par le général à la retraite, Khalifa Haftar, et d’autres hostiles cette opération ont été observées vendredi, en Libye, selon les correspondants d’Anadolu et des témoins occulaires.
Des centaines de Libyens ont manifesté dans la place des martyrs (centre de Tripoli) pour exprimer leur soutien à l’ «opération de la dignité » et leur opposition à l’appel lancé par le Président du Parlement provisoire, Nouri Abou Sahmein, aux forces du Bouclier de la région du centre afin qu'elles viennent assurer la sécurité dans la capitale, Tripoli.
« c’est une tentative des islamistes à s’emparer de la capitale», ont déclaré à Anadolu plusieurs manifestants qui estiment que l’opération de Haftar est «une issue à la crise politique en Libye susceptible d'arriver à bout du terrorisme».
Parallèlement, des dizaines de personnes ont observé un sit-in dans la place d’Alger, à proximité de la place des Martyrs, pour soutenir le Parlement libyen et s’opposer à l’ancien général.
« C’est une tentative d’enflammer l’opinion publique et de saper le processus démocratique du pays sous prétexte de lutter contre le terrorisme », ont-ils déploré.
Plus à l’Est, dans la deuxième ville, Benghazi, deux manifestations ont eu lieu. De même qu'à la capitale, les uns soutiennent l’opération de Haftar, alors que d'autres la qualifient de « coup d’Etat contre la légitimité de l’Etat ».
Les pro-Haftar ont brandit des banderoles affichant «Benghazi est avec Haftar», « Oui à l’opération de la dignité » et scandé des slogans contre les milices armées.
Les opposants à l’ancien général de l’armée libyenne ont occupé la place de la Liberté dans le centre de Benghazi pour dénoncer « le coup d’Etat contre la légitimité de l’Etat et la tentative à s’emparer du pouvoir» de Haftar. Sur leurs pancartes, ils ont inscrit « le temps des coups d’Etat est révolu», « Haftar, l’autre visage de Gadhafi ».
Le gouvernement libyen qualifie le mouvement de Haftar de "coup d’Etat contre la légitimité et une tentative de faire avorter la révolution libyenne", alors que le général à la retraite dit vouloir «épurer Benghazi des milices qui la déstabilisent».