AA/Libye/Mootaz al-Majeberi
Un député du parlement de Tobrouk (est) a déclaré que celui-ci ne participera pas au nouveau round du dialogue national libyen prévu vendredi au Maroc.
Aissa al-Aribi du parlement de Tobrouk a précisé à Anadolu que cette décision a été dictée par le «non octroi par la Mission d’appui des Nations Unies en Libye-MANUL- du délai demandé par le parlement pour se concerter sur la proposition de «gouvernement de consensus» émanant récemment du dialogue tenu au Maroc».
Fradj Bouhachem porte parole du gouvernement de Tobrouk a expliqué que celui-ci avait suggéré mardi 10 mars le report de la prochaine réunion de dialogue (prévue vendredi) afin de discuter la proposition de formation d’un «gouvernement de consensus».
Un autre député, contacté téléphoniquement par Anadolu, a déclaré que la délégation du parlement de Tobrouk était arrivée au Maroc (lieu de la tenue du dialogue) mais qu’elle ne participera pas aux concertations précisant que la délégation s’est rendue sur place afin de discuter avec l’émissaire onusien de la question du délai précédemment demandé.
Le député Tarak al-Jarouchi a ajouté que le parlement a discuté jeudi la feuille de route relative à sa vision du «gouvernement de consensus ». Il a précisé que la feuille de route fixe entre autres conditions l'obtention par le nouveau gouvernement de la confiance du parlement de Tobrouk «le seul légitimement élu».
Un nouveau round du dialogue libyen devait démarrer vendredi dans la ville de Skhirat sous l’égide de l’ONU.
L’émissaire spécial de l’ONU en Libye Bernardino Léon avait rencontré plus tôt dans la journée une délégation du Congrès général National (CGN-parlement de Tripoli).
Des personnalités libyennes s’étaient déjà réunies samedi 7 mars dans la ville de Skhirat au Maroc et en Algérie le 10 et le 11 mars. Ces concertations ont permis d’accoucher d’un document en 11 points qui prévoit, entre autres le cessez le feu immédiat et général et la formation d’un gouvernement de consensus.
En Libye deux gouvernements d’idéologies opposées se disputent le pouvoir à coup d’affrontements armés et sanglants: Il s’agit du gouvernement de Abdallah al-Théni émanant du parlement de Tobrouk et du gouvernement Omar al-Hassi, émanant du CGN à Tripoli.