AA/ Tripoli / Oussama Ben Hammel
La première séance du dialogue onusien entre les parlementaires antagonistes en Libye prévue, lundi, fin de matinée, a été reportée à quelques heures, a annoncé le porte-parole officiel du conseil municipal de la ville de Gdamès, Bechir Chihab.
Dans une déclaration à Anadolu, Chihab a fait remonter le report de la séance à "l’arrivée tardive" des délégations participantes, faisant remarquer que "le démarrage de la première séance était prévu à 10h GMT de la journée de lundi".
"Nul doute les séances du dialogue débuteront lundi après-midi", a-t-il assuré
Plus tôt, dimanche, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Libye, Bernardino Léon s’était entretenu avec nombre de parlementaires libyens à Toubrok avant de quitter en direction de Tripoli où il devrait recevoir en audience des parlementaires qui ont boycotté les séances du parlement.
Selon un communiqué du représentant onusien, "l’ONU poursuit sans relâche ses efforts en vue d'aplanir les difficultés et les entraves devant l’instauration d’un dialogue politique entre les parties libyennes".
Depuis le 4 aout dernier, le nouveau parlement libyen ( internationalement reconnu) tient ses séances à la ville de Toubrouk dans l’Est de la Libye. Une décision jugée par le Congrès National Général comme étant "une violation de la déclaration constitutionnelle provisoire qui astreint le parlement à l’obligation de tenir ses séances à Benghazi".
Le parlement a justifié sa décision par la détérioration de la situation sécuritaire à Tripoli et Benghazi.
Depuis la chute du régime de Khaddafi en 2011 suite à une révolution populaire armée, la Libye est en proie à des tensions politiques et des clivages idéologiques tournés en une sanglante guerre intestine.