AA/Tripoli/Oussama Ali
L’organisation terroriste EIIL a revendiqué l’explosion à la voiture piégée survenue mardi à proximité d’un grand hôtel de la capitale libyenne Tripoli, où logent des missions diplomatiques et sécuritaires internationales. Une source de la direction de l’hôtel a déclaré qu’aucune victime humaine n’est à déplorer.
Quelques minutes après l’explosion l’organisation terroriste a revendiqué l’attaque sur des pages web proches et a diffusé une vidéo titrée «l’assaut de Abu Anas Alliby».
Le correspondant de Anadolu a rapporté qu’une voiture piégée a explosé mardi matin à proximité de l’Hôtel Corinthia dans le centre de la capitale Tripoli laissant un nuage de fumée opaque et engendrant des dégâts matériels au niveau du bâtiment de l’hôtel.
Des voitures de police et de pompiers ont encerclé les lieux pour empêcher le groupement de badauds tout en tentant de disperser ceux qui se sont déjà rassemblés dans le hall de l’hôtel.
Une source de la direction de l’hôtel a déclaré à Anadolu qu’aucune victime humaine n’est à déplorer.
Jusqu’à 10:30 GMT aucun commentaire officiel n’a été fait.
Selon des médias Abu-Anas (51 ans) est mort au début de l’année en cours dans un hôpital new-yorkais quelques jours après le démarrage de son jugement : Les Etats Unis l’accusant d’avoir participé aux explosions qui ont visé ses ambassades au Kenya et en Tanzanie en 1998 ayant fait 200 morts.
L’hôtel Corinthia est l’un des plus grands de la capitale libyenne celui où le gouvernement et le parlement ont coutume d’accueillir et de loger leurs hôtes de haut niveau.
La Libye vit, depuis des mois, une profonde crise politique entre deux courants idéologiquement opposés, à savoir le courant libéral et celui d'obédience islamique. Une crise qui a fini par donner naissance à une bipolarité gouvernementale véhiculée par deux parlements: le Congrès Général National (ancien parlement qui a repris ses séances tout récemment) et le parlement de Tobrouk (récemment dissous par décision de la cour constitutionnelle suprême).