AA / Benghazi (Libye) / Ahmed Al-Fitouri
Des sources dans les Brigades du "Conseil de la Choura des Révolutionnaires de Benghazi" (islamiste) ont déclaré à l’agence Anadolu qu’elles ont pris le contrôle du premier pont de Benina, proche de la base aérienne (aéroport de Benina) de la ville de Benghazi, dans l’est de la Libye.
Le Pont de Bénina est la dernière position militaire des forces du général Haftar avant la base aérienne.
La zone vit au rythme des affrontements sporadiques entre les Brigades des Révolutionnaires de Benghazi et les forces de «l’opération de la dignité», dirigées par le général retraité Khalifa Haftar. Cette opération se déroule sur deux fronts à Benghazi. Le premier est celui de la route de l’aéroport, derrière le pont de Benina. Le second est celui de la région de Bohadi, au camp de défense aérienne situé à côté de la base de Benina, d’après le correspondant de Anadolu.
Des dirigeants au Conseil de la Choura des Révolutionnaires de Benghazi, qui ont requis l’anonymat, ont affirmé à Anadolu : «la région de Sidi Fradj (Benghazi) est sous notre contrôle depuis quelques jours et les affrontements s’y font rares».
Le général Major, Saqr al-Jorouchi, commandant des forces aériennes des Brigades de Haftar n’a pas pu confirmer si son camp a bel et bien perdu le contrôle du pont. Cependant il a affirmé qu'ils « empêchent les forces des Révolutionnaires de Benghazi d’avancer vers l’aéroport » précisant qu’elles gardent leurs emplacements à l’aéroport de Bénina et ses environs et sont prêtes à faire face à toute attaque.
Les forces de l’opération de la dignité contrôlent la région de Benina et les régions voisines du côté sud-est de Benghazi, ainsi que deux camps militaires à l’intérieur de la ville: Celui des 204 tanks, dans les régions d’al-Rahba et celui de la Saiqa 21, connus sous le nom de Brigades des martyres de la Zaouïa à Tablino.
Haftar et ses alliés mènent une opération contre l’organisation «Ansar al chariaa» et les brigades islamistes proches de l’Etat major de l’armée, qu’il qualifie de «terroristes». Les parties progouvernementales considèrent, de leur côté, les opérations de Haftar comme un coup d’Etat.