AA/Tripoli/Mohamed Al-Najjem
Le dirigeant libyen d’obédience islamique, Abdelhakim Belhaj, s’est engagé à traduire en justice les médias et les personnalités publiques qui l’ont sciemment accusé de terrorisme dans le dessein de porter atteinte à son image et à sa réputation auprès du peuple libyen.
Lors d’un point de presse tenue, jeudi, à Tripoli, le président du parti "Al Watan", a dénoncé le discours médiatique "néfaste à la stabilité et au consensus du pays ».
Belhaj a également critiqué "les campagnes fielleuses orchestrées contre sa personne en l’accusant de terrorisme, réaffirmant "sa position favorable à la construction d’Etat civil basé sur le multipartisme politique".
« Je suis prêt à comparaître devant la justice libyenne et à me conformer à ses décisions, si implication a été prouvée dans des actes attentatoires à la souveraineté libyenne ou d'assassinats», a-t-il assuré.
Belhaj a nié « tout lien présumé avec les groupes armés », affirmant "avoir incité des milliers de rebelles libyens à rejoindre les corps de l’armée et de la police ».
« Contrairement aux allégations fomentées par certains médias, je n’ai pas l’intention de prendre les armes contre quiconque, la preuve en est que j’ai renoncé à l’action militaire », a-t-il nié.
Dans une déclaration à Anadolu, Belhaj s’est dit prêt à « prendre les armes, en cas de danger ou de menace mettant en péril les acquis de la révolution libyenne". Des propos qui avaient provoqué un tollé médiatique en Libye.
Belhaj a fait part de "sa préoccupation et de sa consternation" de la détérioration de la situation politique et sécuritaire en Libye, mettant en garde contre "ses retombées néfastes sur l’avenir du pays ».
« Nous réaffirmons notre rejet catégorique des différentes formes de terrorisme et de violence », a-t-il plaidé, appelant à « la nécessité à œuvrer en vue d’endiguer ce phénomène par les voies de droit ».
Belhjaj a refusé « les tentatives visant à rétablir la dictature en Libye sous prétexte de lutte contre le terrorisme ».
« La lutte contre le terrorisme doit être menée par l’autorité centrale sans préjudice du processus démocratique », a-t-il insisté.
« Plus que jamais les antagonistes libyens sont appelés au dialogue national et à examiner les initiatives nationales visant à élaborer un pacte national permettant d’instaurer l’Etat libyen ».
Abdelhakim Belhaj, dirigeant d’obédience islamique, est une des figures politiques de la révolution libyenne du 17 février. On l’avait à maintes reprises de vouloir déstabiliser le pays, notamment lorsqu’il était chef du Groupe islamique combattant en Libye (GIGL).
Des médias locaux avaient accusé Belhaj de voyager au Soudan et de procurer des armes aux fins de combattre les forces pro-Haftar. Ces informations ont été démenties par Belhaj lors du point de presse de jeudi.