AA/Tripoli/Oussama Ali
Les affrontements ont repris, la nuit dernière, à Syrte, au centre de la Libye, entre des éléments extrémistes se proclamant de l’EIIL, et la brigade 166 chargée de sécuriser la ville relevant du Congrès national général, (CNG- parlement de Tripoli), selon le porte-parole de la brigade.
Khaled Boujazya, le porte-parole de la brigade 166, a affirmé que les affrontements ont repris à la d'une attaque menée à l’arme lourde par les groupes extrémistes contre des unités de la brigade, la nuit dernière, dans la région de Dhahir, à l’ouest de Syrte.
Boujazya a déclaré à Anadolu que les affrontements ont causé des dommages aux maisons du voisinage, mais sans entraîner de pertes humaines. Il a indiqué : «Des accrochages sporadiques se poursuivent, mais les forces de la brigade doivent tenir compte des habitants du quartier, dont certains n’ont pas encore quitté leur maison».
Le porte-parole a affirmé que la brigade 166 n’a relevé qu’un seul blessé dans ses rangs, à l’inverse du camp opposé, qui a été, selon lui, plus gravement touché, sans fournir plus de détails.
Des témoins oculaires ont rapporté à Anadolu que plusieurs habitants du quartier ont quitté leur maison, la nuit dernière, en raison de l'intensification des combats.
La Brigade 166 avait été chargée par le CNG le 16 février dernier, de reprendre le contrôle de la ville de Syrte. Elle mène des combats sporadiques contre l’EIIL dans la région pour tenter de récupérer certains bâtiments gouvernementaux tombés aux mains de l’organisation.
Deux autorités se disputent le pouvoir en Libye: Le gouvernement provisoire conduit par Abdallah al-Thani, issu du Parlement de Tobrouk (libéral), et le gouvernement du Salut National issu du Congrès National Général, conduit par Omar al-Hassi, à Tripoli (d’obédience islamique).
Ce conflit a généré une crise sécuritaire et politique multidimensionnelle sans précédent dans le pays, causée notamment par la propagation des armes et la multiplication des groupes armés.